Edito
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Eric Laurent
Grand reporter, écrivain, spécialiste en politique étrangère.
- 2004 - Publication de "La face cachée du 11 septembre", plus de 100 000 exemplaires vendus, 12 traductions étrangères, ce livre fait actuellement l’objet d’une adaptation télévisuelle.
Eric LAURENT est l’invité de Jean-Pierre Jacqmin, journaliste de la RTBF.
Son choix musical: "Lindbergh" de Robert Charlebois
JPJ - Lindbergh, Charlebois, c’est évidemment les grands voyages en avion, c’est les années 60, les années 70, là où tout allait bien. Et vous arrivez avec un livre en disant, finalement et bien Charlebois, il ne va plus beaucoup voyager avec Pan American dans l’avenir.
EL - Je ne sais pas. Oui je pense en effet que c’est un livre qui est, vous savez factuel, ce n’est pas du tout un livre alarmiste. Donc je n’ai pas de thèse, c’est simplement du résultat d’une enquête, et c’est une enquête qui a duré près de 30 ans en fait. J’ai commencé à m’intéresser au pétrole, juste après le choc pétrolier de 73, j’ai pu comme ça pénétrer dans les arcanes, rencontrer les principaux justement acteurs, aussi bien à l’époque le Shah d’Iran, Saddam Hussein, les responsables des compagnies pétrolières, et donc voilà. Et ça m’a fasciné, parce que le pétrole est au cœur de tout, je veux dire, ce n’est pas seulement cette matière première stratégique qui a mis 500 millions d’années à émerger.
JPJ - Parce que ce que vous dites dans ce livre particulièrement, c’est quand même que toutes les guerres, j’allais dire depuis 150 ans, depuis qu’on sent ce qui peut y avoir derrière ce pétrole, c’est à dire tout ce qu’on peut raffiner, tout ce qu’on peut développer de société, je ne sais pas si on parlera de civilisation un jour du pétrole, mais de société du pétrole. Depuis 150 ans, toutes les guerres ont été quasi menées pour le pétrole?
EL - Le pétrole est la clé de tout, c’est à dire notre croissance, notre prospérité actuelle, notre bien-être et également comme vous le disiez, les guerres, la première guerre mondiale.
JPJ - 14-18, c’est à cause du pétrole?
EL - Ce n’est pas à cause du pétrole, mais la victoire est déterminante du coté allié, en raison justement de la puissance pétrolière apportée par l’Amérique, qui à l’époque est le premier producteur mondial. Il faut souligner d’ailleurs un fait assez fascinant, c’est que donc 80% du pétrole qui bénéficie aux armées alliées, vient donc des Etats-Unis. Et sur ces 80% de pétrole, près de 40% sont acheminés par une seule compagnie pétrolière, la plus puissante au monde à l’époque, la fameuse Exon de John Rockefeller. Et ce sera la même chose en 40-45.
JPJ - Et entre les deux, il y a démantèlement de l’empire ottoman, et ce démantèlement se fait, j’allais dire, sur les champs pétroliers avec les Français, les Britanniques qui essayent de se partager le Proche-Orient, dont on est toujours, je dirais issu, héritier maintenant?
EL - Voilà, et c’est là où on a l’impression d’un éternel recommencement ou d’une continuation mais sans fin. Avant de devenir des pays, la Perse et l’Irak, sont d’immenses concessions pétrolières. Oman de consortium qui, pour sauver les apparences à partir d’un certain moment, crée des états qui sont des états fantoches. Mais l’anglo-iranien, Irak Petroleum Company, sont des puissances considérables, gigantesques, au point que d’ailleurs les véritables affrontements à l’époque sont entre compagnies américaines, compagnies pétrolières américaines, et compagnies pétrolières britanniques qui se partagent véritablement le monde. Et moi ce qui m’a aussi fasciné, c’est de découvrir à quel point le pétrole avait été crucial dans la stratégie des principaux dirigeants. Ça a été la clé.
... la suite de l'interview sur AGORA Vox - http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8409
Eric Laurent est l'invité de Elise Lucet - Journal du 13h00 - France 2 - mardi 18 avril.
La question du 13h00 : Pétrole...
"S'agit-il d'un coup de fièvre du à une conjoncture internationale ?... Ou va-t-on vers une hausse inexorable des prix du pétrole ?... C'est la question du 13h00, et cette question, nous la posons à Eric Laurent. Bonjour et merci d'être avec nous... Vous avez justement signé un livre intitulé "La face cachée du pétrole" chez Plon...On est aujourd'hui à 72 dollars le baril... Franchement, jusqu'où peut-aller ?..."
Pour regarder l'interview :
http://jt.france2.fr/13h/index.php3?jt=5 puis Question du 13h00.
Eric Laurent est l'invité de Serge Moati, animateur de Ripostes sur TV5 - dimanche 23 avril à 18h00.
Pétrole, jusqu'où la flambée ?
Au programme, les interventions de Roselyne Bachelot-Narquin, Yves Cochet, Eric Laurent, Jean-Marie Chevalier, Jean-Louis Schilansky et Michel-Edouard Leclerc.
Forum en direct du Nouvel Observateur :
La Flambée du pétrole avec Eric Laurent :
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... la suite du forum en direct sur : http://forum.nouvelobs.com/archives/forum_573.html
Le Point - semaine du 27 avril au 3 mai 2006
Pétrole : une partie de poker menteur.
Alain Minc
Eric Laurent a toujours été fasciné par les « trous noirs » de la géopolitique. Avec son livre, il détruit une légende : en 1973, il n'y avait pas de pénurie mais une psychose. Il met en scène une formidable manipulation : l'utilisation du pétrole saoudien pour mettre à genoux l'URSS. Il pénètre au coeur des tiraillements de l'administration américaine, avec George Bush Senior, premier ambassadeur du lobby pétrolier, allant à rebours de Reagan pour enclencher la hausse qu'attendaient ses amis texans. Il met à jour le truquage des données, mené par les Etats producteurs et les compagnies pour renforcer leur main. C'est une gigantesque partie de poker menteur que narre Laurent, avec ses tricheurs, ses joueurs médiocres, ses artistes. Sans doute exagère-t-il en cherchant la rationalité derrière chaque décision. Le pétrole, comme la diplomatie, fait aussi sa part au hasard, à la maladresse, aux circonstances, mais, plus que n'importe quel autre terrain d'affrontement international, il suscite leurres et arrière-pensées. Mais Laurent connaît trop les règles de l'essai : l'unité de temps et de lieu, à l'instar de la tragédie, pour oublier de mettre en scène le spectacle. Avec une plongée dans le passé, depuis le premier forage en 1859 jusqu'aux tiraillements entre Alliés à la fin du conflit de 14-18. Avec un hallucinant voyage à côté d'un Albert Speer mêlant dans un fantasme paranoïaque le gouvernement Roosevelt, la quête inassouvie du pétrole et naturellement le lobby juif. Avec le portrait des francs-tireurs du système, comme Kadhafi. Avec l'apparition de puissants passagers clandestins méconnus, tel cet Andrew Marshall qui traverse l'administration américaine des années 50 à aujourd'hui. Le drame est le meilleur ressort romanesque ; il n'est pas le seul fil conducteur de l'Histoire. Laurent sous-estime les réserves pétrolières comme les « majors » les surestimaient ; il ne fait pas confiance au marché pour tempérer la consommation ; il omet la résurrection du nucléaire. Il ne tire pas la leçon de l'envolée actuelle du prix du baril sans effet sur la croissance et l'inflation, ce qui démontre les prémices d'un monde postpétrolier. Mais si ce chapitre-là, trop optimiste, fait défaut, son ouvrage demeure un parfait hybride entre un manuel universitaire et une saga passionnée.
L'Or Noir dans le Rouge
Interview d' Elias Lévy
Lien : http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=41774
AGORA VOX - Le Média Citoyen - Vendredi 8 septembre 2006 - Tribune Libre.
Cinq ans après le 11 septembre 2001 : toujours les mêmes questions, toujours les mêmes doutes.
Cinq ans après les attentats du 11 septembre, les nombreux mensonges et silences officiels qui entourent cette tragédie n’ont toujours pas été levés. Désormais, deux lectures de l’événement dominent.
Une thèse aussi fausse que celle défendue par certains "conspirationnistes" qui voient, par exemple, dans le détournement des quatre avions de ligne un complot monté par les autorités américaines avec la complicité même d’Israël, afin de créer un choc dans l’opinion qui ouvrirait la voie à une intervention militaire en Irak.
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La suite sur :http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13178
«La vérité est une chose trop précieuse pour ne pas être cachée par des mensonges.» Winston Churchill
Quatre avions détournés à quelques minutes d’intervalle dans l’espace aérien américains. Deux d’entre eux s’écrasant sur le World Trade Center et un autre sur un des bâtiments les mieux protégés du monde, des hommes et des femmes se jetant des plus hautes tours de New York avant qu’elles s’effondrent. Les images de ce drame, filmé en temps réel, ont fait le tour du monde et resteront pour toujours gravées dans nos mémoires. Mais derrière ces images, il reste des questions auxquelles on n’a toujours pas su répondre. Comment cela a-t-il été possible ? Comment le pays le plus puissant du monde a-t-il pu être surpris par une poignée de kamikazes qui, pendant des mois ont pu préparer impunément, sur le territoire américain, les attentats terroristes les plus meurtriers de l’histoire ?
Des questions que l’on se pose depuis 5 ans. Depuis le 11 septembre 2001. Ce jour là, à 8h.14 du matin, les contrôleurs aériens de l’aéroport de Boston ont entendu la voix d’un homme, Mohammed Atta, s’adressant aux passagers du Vol 11 d’American Airlines qui venait de décoller en direction de Los Angeles. 32 minutes plus tard, il allait s’écraser sur la tour nord du World Trade Center.
A VOIR SUR LA CHAINE HISTOIRE LE DOCUMENTAIRE HISTOIRE SECRETE DU 11 SEPTEMBRE AUJOURD'HUI A 14h10 ET QUI SERA REDIFFUSE LE SAMEDI 16 SEPTEMBRE
Les banques ont provoqué la crise la plus grave survenue depuis 1929. Pour la première fois, un livre nous entraîne dans les coulisses de Wall Street et de certaines banques européennes et nous révèle les secrets les plus inavouables d’un scandale financier sans précédent : falsifications des comptes, contournement des lois, systèmes clandestins. Un seul but, l’enrichissement des dirigeants.
Ce livre en démonte les rouages et permet de mieux comprendre pourquoi les banques sont aujourd’hui les seuls bénéficiaires de la crise qu’elles ont provoquée.
Au fil d’une enquête aux révélations étonnantes, on rencontre des dirigeants à la morgue insupportable et à l’incompétence parfois inqualifiable spéculant en inondant le marché de crédits « déchets » remaquillés en produit de qualité. On apprend que l’administration Obama a tout fait pour cacher l’insolvabilité de certains établissements, que des dirigeant d’entreprises au bord de la faillite se sont octroyés des bonus indécents avec l’argent du contribuable, que Paris et Washington ont dissimulé plus de 230 milliards de crédits toxiques détenus par des banques européennes.
De découvertes en découvertes, l’auteur nous fait pénétrer dans un univers qui repose sur le mensonge et l’opacité.
Cette avidité, ce cynisme ont conduit le monde au bord du gouffre.
Et maintenant ?
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