Presse - Backchich.info

Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 09:30

Backchich.info
lundi 29 septembre 2008

Après les dix soldats morts le 18 août dernier, quatre soldats français du 8e RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) ont été blessés en Afghanistan ce samedi 27 septembre, lors d’un accrochage avec des talibans. Si l’Afghanistan semble aujourd’hui devenir un piège pour les forces de l’OTAN, c’est en grande partie dû au fait que les gouvernements occidentaux ont d’abord dramatiquement sous évalué la gravité de la situation sur le terrain, puis ensuite se sont mentis à eux-mêmes et ont désinformé leurs opinions. L’enchaînement des faits est éloquent.


Pour le maintien des troupes en Afghanistan

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale et le Sénat votaient majoritairement pour le maintien des troupes françaises en Afghanistan

© Pakman


Le 8 août 2003, l’Alliance Atlantique prend le commandement de l’ISAF, dont les troupes sont autorisées, par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, à se déployer au-delà du périmètre de la capitale afghane, Kaboul. L’envoi des troupes en Afghanistan est laborieux et, en coulisses, donnera lieu à de sévères empoignades comme à des négociations interminables. En effet, l’OTAN ne possède ni budget, ni troupes, ni matériel, et chaque Etat membre, dont le budget défense est dramatiquement réduit, répugne à faire les efforts nécessaires. Illustration de cette situation : durant les six premiers mois de l’année 2004, le secrétaire général de l’OTAN et le commandant en chef de ses forces, le général James Jones, ne réussiront pas à obtenir l’envoi de trois hélicoptères pour Kaboul et les provinces environnantes.

Les pays membres de l’Alliance n’acheminent pas assez de troupes ni d’équipements. Surtout, les responsables politiques se voilent la face et mentent en affirmant que les militaires déployés ne sont envoyés que pour des missions de maintien de la paix ou pour assurer la reconstruction du pays. La menace talibane n’est pas une seule fois évoquée. A la fin de l’année 2004, les Etats-Unis, confrontés à des difficultés croissantes en Irak, demandent à l’OTAN d’accroître son engagement en Afghanistan, pour permettre le retrait de troupes américaines.

En février 2005, une réunion des ministres de la défense de l’OTAN se tient à Nice. A l’ordre du jour : la création d’un commandement unifié qui coifferait les forces de l’OTAN et les troupes américaines de l’opération « Enduring Freedom » présentes sur le terrain et engagées dans la chasse aux terroristes. Plusieurs pays dont la France et l’Allemagne refusent. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, déclare : « L’OTAN n’est pas équipée pour mener des opérations de contre-terrorisme. »

« Pas un seul satellite espion »

Combattre les talibans et Al Qaïda n’est alors même pas envisagé. Le commandant en chef de l’OTAN, le général Jones, qualifie de « cancer opérationnel » la liste, interminable, des restrictions imposées par les Etats membres à l’engagement de leurs troupes : certaines ne doivent pas attaquer les talibans, d’autres ne sont pas autorisées à éradiquer les champs de pavot, ou à stopper des convois de trafiquants d’opium. Dans le sud de l’Afghanistan, fief des talibans, qui est devenu une véritable zone de guerre, dès 2003, l’OTAN est incapable d’élaborer une stratégie de contre-insurrection. Canadiens, Britanniques et Hollandais sont engagés dans des affrontements soigneusement minimisés par les responsables politiques de leur pays, pour éviter la montée de la contestation dans l’opinion. Cette attitude de cynisme et de déni atteint des sommets en avril 2006, lorsque le ministre britannique de la Défense, John Reid, déclare : « Nous serions parfaitement heureux de repartir (d’Afghanistan) dans 3 ans, sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. »

Sur le terrain, au niveau de la collecte du renseignement, l’impréparation et la sous-estimation du danger, sont impressionnantes. Entre 2002 et 2005, le renseignement américain a totalement fait l’impasse sur l’Afghanistan, devenu un véritable trou noir en matière de collecte d’informations ; pas un seul satellite espion, braqué sur l’Irak, n’a été utilisé pour surveiller le sud du pays, à proximité de la frontière pakistanaise, où forces talibanes et troupes d’Al Qaïda sont concentrées.

Double jeu pakistanais

Au début de l’année 2006, les rapports des renseignements de l’OTAN estiment à 300 le nombre de talibans opérant dans le sud et à 2 000 le total des combattants islamiques à travers le pays, une sous-évaluation qui va être lourde de conséquences. A la fin de l’été 2006, les talibans lanceront une vaste offensive pour prendre le contrôle de Kandahar, la grande ville du sud, ancien fief du mollah Omar. Les combats dureront jusqu’au 17 septembre et opposeront 2 300 Américains, 2 200 Canadiens et 3 300 Britanniques à des milliers de talibans et combattants d’Al Qaïda, remarquablement armés, entraînés et organisés. Selon l’OTAN, dans les combats à proximité de Kandahar, les talibans ont tiré plus de 400 000 munitions. Beaucoup ont échappé à la capture en s’enfuyant au Pakistan voisin.

Tous les renseignements obtenus révèlent le rôle central joué par Islamabad, qui sert de sanctuaire aux insurgés. Les chefs talibans sont installés à Qetta, une ville pakistanaise proche de la frontière. Avec l’aide des puissants services secrets pakistanais, l’ISI, les talibans et Al Qaïda ont installé dans les zones tribales, à la frontière pakistano-afghane, de petites fabriques d’armement. Les armes sont conçues ou montées du côté pakistanais par des membres des tribus vivant dans la zone, puis l’ISI les achemine jusqu’aux talibans qui les transportent jusqu’en Afghanistan, où elles sont assemblées. En privé, les responsables politiques membres de l’Alliance Atlantique, critiquent violemment le Pakistan. En public, pas un mot de réprobation ne filtre. Washington a clairement répété à ses alliés qu’il ne voulait pas affaiblir la position du Président Musharaff. Tony Blair, lui, refusera même de mettre en cause l’ISI au motif, confie-t-il en privé « que les services pakistanais nous aident, dans la lutte contre les réseaux terroristes en Grande-Bretagne ». En feignant d’ignorer que ces services pakistanais sont les relais les plus actifs du terrorisme au Pakistan, mais aussi parfois en Europe.


Pour lire Backchich :

link
Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 23:10

Backchich.info
jeudi 3 juillet 2008

En Russie, le niveau des réserves pétrolières relève du secret d’État. Et pour cause ! Elles ont été sciemment surévaluées. Du coup, Moscou tente de profiter des gisements existant dans les pays d’Asie Centrale.

En 1956, le géologue américain King Hubbert avait prévu avec succès le pic pétrolier [1] des Etats-Unis pour 1970. Les mêmes projections appliquées à la Russie, deuxième producteur mondial, diagnostiquèrent le pic pétrolier en 1987. Le pronostic suscita à l’époque scepticisme et sourires condescendants. Aujourd’hui, la majorité des experts s’accorde à admettre que le montant des réserves russes est grossièrement exagéré, estimant qu’il faut diviser par deux les chiffres publiés.

Depuis trois ans, même les experts russes, longtemps adeptes du silence et de la langue de bois, commencent à tirer la sonnette d’alarme. Un rapport rédigé en 2005 par la branche sibérienne de l’Académie des sciences de Russie fut immédiatement classé par Vladimir Poutine. Il révélait que près de 60 % de toutes les réserves pourvues en Sibérie étaient au bord de l’épuisement. Depuis un décret promulgué par l’ex-président russe, les réserves pétrolières sont considérées comme relevant du secret d’État.

Poutine fait l’autruche

Pourtant les informations alarmantes se multiplient. Les nombreux gisements exploités depuis l’ère soviétique en Sibérie occidentale connaissent, depuis le début de l’année, une chute dramatique de leur production et sont considérés comme proches de l’épuisement. Le groupe pétrolier Lukoil a averti que la production pétrolière russe pourrait au mieux stagner et plus sûrement décliner dans les décennies à venir. Une fort mauvaise nouvelle pour les consommateurs occidentaux mais aussi pour Moscou qui a fait de l’énergie l’atout maître de sa diplomatie et de son influence restaurée. Vladimir Poutine, sans convaincre, s’efforce de réfuter ces informations. Pour continuer d’exister sur la scène internationale, le Kremlin, dont le potentiel industriel est à peine au niveau de celui de la Hollande, n’a que deux atouts : le pétrole et le gaz.

JPG - 28 ko
En Russie, plus de pétrole mais de la vodka
© Nardo

Mais pour continuer d’approvisionner ses clients occidentaux, la Russie compte sur les gisements existants dans les pays d’Asie centrale. Au Turkménistan, déjà considéré comme une chasse gardée, mais aussi en Ouzbékistan et au Kazakhstan, le pouvoir russe et ses groupes énergétiques témoignent d’un activisme accru, renforçant les liens avec les régimes dictatoriaux en place, cherchant à prendre le contrôle de compagnies nationales. Cette stratégie politique se double d’une rivalité de clans. Le nouveau président russe, Medvedev était le président du géant gazier Gazprom dont la rivalité avec le groupe pétrolier Rosneft est notoire. Or, Rosneft est dirigé par le vice-premier ministre, Igor Sechin, dont l’adjoint au sein du groupe pétrolier, Sergeï Maryshkin, vient d’être nommé chef de l’administration présidentielle. Le poste que Sechin, le nouveau tsar de l’énergie, occupait justement auprès de Poutine lorsqu’il était président.

Pour lire Backchich :

link


Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 12:49
Backchich.info
jeudi 10 avril 2008

Les pétroliers commencent sérieusement à se faire du mauvais sang : malgré l’optimisme de façade des dirigeants saoudiens, ils savent pertinemment que les réserves de pétrole du royaume s’amenuisent comme peau de chagrin.

Le 25 mars dernier, le Wall Street Journal révélait que Total s’était retiré en janvier d’un consortium recherchant des gisements de gaz dans le sud de l’Arabie Saoudite.

Les forages effectués se sont tous révélés négatifs. Pourtant, cette vaste zone désertique et baptisée Rub Al Khali (littéralement "le quartier vide") a toujours été présentée par les responsables saoudiens comme abritant d’importants gisements de gaz mais également de pétrole. Cet échec est un nouveau signal préoccupant adressé aux compagnies pétrolières occidentales qui peinent à renouveler leurs réserves pétrolières et gazières, mais aussi aux pays consommateurs. En effet, si les Saoudiens détiennent moins de gaz qu’ils l’affirment, ils devront, au cours des prochaines années, consacrer une part croissante de leur production pétrolière à un usage interne pour pallier cette carence, ce qui réduira sensiblement la part vendue sur les marchés mondiaux.



JPG - 39.6 ko
Le pétrole, une bombe à retardement
Dessin © Khalid




Seule richesse pétrolière saoudienne, les sept gisements géants.

À un moment où la demande internationale ne cesse de croître, cette information illustre une nouvelle fois le fossé existant entre les déclarations optimistes des dirigeants saoudiens et la réalité sur le terrain. Sept gisements géants assurent à eux seuls 90 % de la production saoudienne : celui de Ghawar, le plus important jamais découvert sur la planète, s’étend sur 250 kilomètres de long et décline au rythme de 8 % l’an. Il a été découvert en 1948, et, désormais, pour faire jaillir le pétrole et maintenir la pression, il faut injecter 7 millions de barils par jour d’eau de mer. Aucun gisement d’importance n’a été découvert à travers le royaume depuis 1967. Les Saoudiens, qui prétendent détenir 60 % des réserves mondiales, affirment depuis 1986 (année où les pays de l’OPEP ont augmenté fictivement de 65 % le montant de leurs réserves), qu’ils détiennent 260 milliards de barils dans leur sous-sol.

Les compagnies Exxon, Chevron, Texaco et Mobil, qui ont exploité pendant des décennies ces gisements jusqu’à leur nationalisation, sont bien placées pour savoir qu’il s’agit d’un mensonge absolu. Leurs évaluations, restées confidentielles, se montent, elles, à 130/140 milliards de barils. Le seul point sur lequel tout le monde semble s’accorder est le niveau de pétrole déjà consommé : 100 milliards de barils auraient été extraits depuis la découverte des gisements. Si les calculs des pétroliers américains se révèlent exacts, il ne reste plus que 30 à 40 milliards de barils à extraire des sables d’Arabie. Soit… une simple année de consommation mondiale.

Déclin des réserves… déclin du royaume ?

Le pétrole, pour l’Arabie Saoudite, n’est pas seulement une matière première stratégique, il est également le secret d’État le plus jalousement gardé, comme d’ailleurs en Russie. Probablement parce que les responsables du royaume n’ignorent pas que les espoirs du monde reposent sur eux et qu’ils seront incapables d’y répondre.

Malgré l’utilisation de la technologie pétrolière la plus complexe et la plus sophistiquée, la compagnie pétrolière nationale Aramco, confrontée au vieillissement de ses gisements, s’avère impuissante à récupérer davantage de pétrole. Le déclin constaté des réserves saoudiennes semble annoncer celui du royaume et reflète le nouveau visage énergétique de la planète : depuis 1995, le monde a consommé en moyenne de 24 à 30 milliards de barils chaque année, mais n’en a découvert que 9,6 milliards.

Selon une étude réalisée par Wood Mackenzie, l’industrie pétrolière couvre désormais moins de 40 % de ses besoins. Le banquier Mathews Simmons, un des meilleurs spécialistes du monde pétrolier, parle de "tsunami énergétique qui va bientôt submerger l’économie mondiale". Voilà qui est dit.

Pour lire Backchich :

http://www.bakchich.info/article3165.html

Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 18:59
Backchich.info
jeudi 3 avril 2008


Des investissements supérieurs aux sommes injectées par la Banque Mondiale, 800 000 Chinois installés sur place… L’Afrique est en passe d’être dévorée toute crue par l’Empire du milieu.

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l’Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l’aluminium. Une économie dévoreuse d’énergie, boulimique en matières premières qui s’est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique en profitant à la fois de la perte d’influence occidentale, notamment française en Afrique de l’Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l’aide au développement : en 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L’organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

La Chine à l’assaut de l’Afrique
© PieR Gajewski
JPG - 52.1 ko

Plus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe ; ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin. En janvier 2005 le gouvernement de Luanda a bénéficié d’un prêt chinois de 2 milliards de dollars gagés sur le pétrole, qui a augmenté d’un milliard de dollars l’année suivante. Officiellement pour réparer les infrastructures déficientes.

Les Chinois détournent le regard

En réalité, la Chine sait qu’elle traite avec des régimes totalement corrompus qui détournent à leur profit une partie de ces sommes. En juillet 2005, la Chine et le Nigeria, autre exemple de corruption à tous les niveaux, ont signé un accord de 800 millions de dollars qui prévoit la livraison de 30 000 barils de pétrole quotidien à la Chine ; le régime nigérian a aussi octroyé à la Chine des licences de forage en échange de 4 milliards de dollars.

Pour les nombreux dictateurs qui peuplent cette région, Pékin constitue une manne et une bénédiction : le régime chinois offre une alternative au tête à tête de plus en plus pesant et tendu avec les occidentaux, ne manifeste aucune exigence en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, et enfin, propose gratuitement des services que ces régimes ont toujours été incapables d’offrir à leur population. Plus de 15 000 médecins chinois ont ouvert des dispensaires dans 47 États africains.

La Chine : un généreux investisseur

Désormais, l’Afrique fournit 1/3 du pétrole importé par Pékin. Ce qui explique qu’en 2006-2007, le Président chinois Hu Jin Tao ait visité 17 pays du continent. En 2005, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique s’élevait à 40 milliards de dollars, il dépassera les 100 milliards de dollars avant 2010. Les réserves financières de la Chine dépassent 1 500 milliards de dollars et Pékin joue de cette puissance financière pour séduire, contrôler. En juin 2006, le Sénégal a ainsi bénéficié d’un allègement de sa dette, qui atteignait alors 20 millions de dollars.

Par ailleurs, la Chine s’est engagée à investir 35 millions de dollars dans le dernier délire pharaonique du Président Wade, la construction du plus grand théâtre d’Afrique de l’Ouest. Aussi mauvais gestionnaire que grand mégalomane, le dirigeant sénégalais se montre très satisfait de la réactivité chinoise : « un contrat », confie-t-il, « qui était discuté et négocié pendant cinq ans avec la Banque Mondiale, est conclu en 3 mois avec les Chinois ».

Il est vrai que pour Pékin, le temps presse. Et l’ampleur des investissements est à la mesure de cette urgence. 15 milliards de dollars ont été investis au Soudan depuis 1996, essentiellement dans le pétrole, et 500 000 barils par jour sont extraits, en grande partie par la CNPC (China National Petroleum Corporation), autorisée à extraire directement les gisements. Pékin finance et arme également les rebelles tchadiens avec, comme objectif, le contrôle des zones pétrolifères du pays.

Vive les matières premières !

Étendre la présence chinoise en République du Congo est devenu une autre priorité. Le plus grand pays d’Afrique est aussi l’un des plus pauvres au monde, avec un revenu annuel par habitant de 714 dollars. C’est également potentiellement le plus riche : son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales de cobalt et de tantalum, un métal rare, et d’énormes gisement de cuivre, d’or, de diamants, de manganèse, d’uranium et de zinc. Un accord signé en septembre 2007 prévoit que la Chine injectera 6,5 milliards de dollars dans la construction ou l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi que 2 milliards de dollars supplémentaires pour ouvrir ou moderniser de nouvelles mines.

Dans ce pays, les Chinois concurrencent directement les grands groupes miniers occidentaux mais disposent d’un atout de poids : leurs firmes sont des entreprises publiques capables de surenchérir inlassablement pour s’adjuger les concessions. Un seul exemple : en 2006 Sinopec, l’une des 3 compagnies pétrolières chinoises, a accepté de payer 2 milliards de dollars pour exploiter le pétrole sur trois lots situés dans les eaux territoriales angolaises.

Cette stratégie rassure Pékin, quant à la stabilité de ses approvisionnements, et encourage les comportements les plus obscènes de certains dirigeants africains : depuis que du pétrole a été découvert dans la minuscule Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole, la famille au pouvoir est courtisée par la Chine et les occidentaux. Malgré les gisements découverts, le niveau de vie de la population, déjà misérable, a encore chuté et le fils aîné du Président, et son successeur désigné, a pour principal préoccupation de négocier le rachat du yacht de Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft.

Pour lire Backchich :

http://www.bakchich.info/article3165.html

Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 14:13
Backchich.info
mercredi 5 mars 2008

La diminution des attentats à Bagdad repose d’abord sur la trêve décrétée par le leader chiite Moqtada Al Sadr. Les Américains n’y sont pas pour grand chose…

De 2001 à 2007 le congrès des États-Unis a approuvé un budget de 700 milliards de dollars pour le financement de la guerre en Afghanistan et surtout en Irak. George Bush vient de réclamer, pour l’année 2008, une rallonge de 70 milliards de dollars en évoquant les succès militaires obtenus à Bagdad et notamment la diminution des attentats et des affrontements inter-religieux.

L’ombre de Sadr
© Khalid

Le Président américain et ses responsables sur le terrain se gardent bien de préciser que cette embellie a été obtenue avant tout grâce à la stratégie adoptée par leur pire ennemi, le jeune leader chiite radical Moqtada Al Sadr. Sponsorisées par l’Iran, ses milices de plusieurs milliers d’hommes regroupées au sein de "l’armée du Mahdi" sont considérées par les experts en guérilla américains comme "plus dangereuses que les groupes d’Al Qaida".

Sadr a décrété une trêve et soutient l’offensive américaine à Bagdad comme la corde soutient le pendu. Officiellement, tandis que ses hommes restent l’arme au pied, Moqtada Al Sadr est plongé, en Iran, dans l’étude des textes théologiques pour devenir un Ayatollah érudit et respecté. En réalité ses forces ont infiltré tout l’appareil sécuritaire irakien, notamment les services de renseignement et les unités anti-terroristes. Et il menace de ne pas prolonger le cessez-le-feu qui devrait expirer prochainement.

Sadr compte sur les troupes américaines en Irak pour éliminer ses grands rivaux, les milices sunnites

Le double jeu et les ambiguïtés de Al Sadr illustrent la fragilité de la position des États-Unis sur le terrain. Il réclame la fin de la présence américaine, retire ses ministres du gouvernement, attise le nationalisme chiite et l’anti-américanisme. Il exige le départ des forces américaines mais en réalité ne le souhaite pas tant que les forces de sécurité irakiennes, en majorité chiites, ne seront pas complètement formées et entraînées. Il dénonce les groupes soutenus par l’Iran ce qui reste son cas. Il courtise les mouvements sunnites anti-américains mais ses milices les combattent férocement et exécutent leurs membres. Et c’est justement pour cette raison qu’il a approuvé le renforcement militaire prôné par George W. Bush en janvier 2007, avec notamment l’envoi de 21 500 hommes supplémentaires, visant à reprendre le contrôle de la capitale. Il observe, probablement avec une grande satisfaction, les succès remportés par les troupes américaines à Bagdad qui sont en train de lui offrir une voie royale : elles éliminent progressivement de la capitale irakienne les milices sunnites ses grands rivaux, et cette véritable épuration politico-religieuse lui permet d’espérer, grâce à Washington, contrôler bientôt Bagdad et ses faubourgs.

Lien :
www.backchich.info
Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 23:25
Backchich.info
mercredi 27 février 2008

On pensait connaître tous les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy, mais une cérémonie « strictement privée » qui s’est déroulée le 16 février à l’Élysée a permis de découvrir le plus énigmatique et le plus influent d’entre eux.

Au Canada, le milliardaire Paul Desmarais, fondateur du groupe Power corporation est le véritable parrain du monde des affaires et de la politique. Cet homme de 81 ans, d’une discrétion légendaire, reçoit régulièrement dans son immense propriété de Sagard, Bush Père et l’actuel président américain, et le premier ministre chinois y a séjourné au terme de sa visite officielle au Canada. Un de ses fils, André, siège d’ailleurs, privilège rare, à la direction du CITIC, le plus gros conglomérat chinois dont 42 % sont possédés par le gouvernement de Pékin.

Principal actionnaire privé de Total, accusé d’avoir entretenu des liens étroits avec Saddam Hussein, ce qu’il réfute, Desmarais traite les responsables politiques canadiens comme ses vassaux. La fille de l’ancien premier ministre Jean Chrétien est mariée à l’un de ses fils et le successeur de Chrétien à la tête du gouvernement, Paul Martin, fut un de ses employés.

Nicolas Sarkozy : « Si je suis aujourd’hui président de la République, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et la fidélité de Paul Desmarais ».

Omniprésent et silencieux, Paul Desmarais illustre à merveille cet adage d’un industriel français du début du siècle : « Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien ». Depuis 1995, Nicolas Sarkozy est littéralement fasciné par Desmarais. Et en lui remettant, ce 16 février à 18h20 les insignes de grand croix de la légion d’honneur, en présence de Bernard Arnault, Martin Bouygues, et Serge Dassault, Sarko s’est livré à quelques confidences tout à fait intéressantes et instructives : « Si je suis aujourd’hui Président de la République, a-t-il déclaré, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et la fidélité de Paul Desmarais ». Et d’ajouter « 1995 [défaite de Balladur] n’était pas une année faste pour moi. Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures dans la forêt et il me disait : “Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver, il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi”. Une question vient immédiatement à l’esprit, en lisant ces propos. Quelle fut la stratégie élaborée et de quelle manière Desmarais, qui ne reste jamais les bras croisés quand il s’agit d’aider un de ses protégés en politique, est-il intervenu pour aider Sarko dans sa longue marche vers le pouvoir ?

Lien :
www.backchich.info

Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 08:07
Backchich.info
lundi 11 février 2008


Les deux candidats qui se retrouveront en lice pour la dernière ligne droite de la présidentielle américaine auront besoin des voix des chrétiens fondamentalistes qui pèsent
18 % de l’électorat américain. Parmi ces ultras, figurent les chrétiens pro-israéliens.

Le prédicateur et homme d’affaires Jerry Falwell qui vient de mourir était un des leaders appartenant à la mouvance des « chrétiens sionistes », tout comme Ed Mac Ateer. A 77 ans, cet ancien responsable du marketing chez Colgate Palmolive comptait parmi les principaux animateurs de ce lobby extrêmement organisé et déterminé, totalement incontournable, pour les dirigeants politiques américains.

Depuis maintenant plus de 20 ans, chrétiens sionistes et responsables gouvernementaux travaillent, selon les mots de Mac Ateer, « main dans la main » et ce « born again », comme George Bush, aime à dire : « Les meilleurs amis sur lesquels peut compter Israël sont ceux qui croient que la Bible ne contient pas le mot de Dieu, mais que la Bible est le mot de Dieu. »


Un sermon aux dents blanches
© Marc

Mac Ateer s’est lancé dans ce militantisme en 1976, à une époque où nombre de groupes chrétiens conservateurs affichaient des opinions ouvertement antisémites et des liens avec des organisations racistes d’extrême-droite comme le Ku Klux Klan et la John Birch Society. Plus inquiétant, bon nombre de ces mouvements fondamentalistes adhèrent aux prédictions de John Darby. Ce pasteur anglais du XIXè siècle considère qu’une série d’évènements annonceront les derniers jours de notre monde. Ces signes avant-coureurs sont la guerre, l’apparition d’un nouvel ordre politique et économique mondial et enfin le retour des Juifs sur la Terre sainte promise à Abraham.

« Ces chrétiens soutiennent les Juifs pour pouvoir les abolir »

Selon les prophéties de Darby, Dieu s’est détourné d’Israël qui rejetait le Messie pour créer, construire et miraculeusement évacuer l’Eglise avant la grande tribulation. Plusieurs phases précèderont cette fin du monde. Durant le « ravissement », « les vrais croyants rejoindront le Christ dans les airs ». La « tribulation »« En d’autres termes, comme l’écrit Matthew Engel dans le Guardian, ces chrétiens soutiennent les Juifs pour pouvoir les abolir. » marquera l’arrivée de l’antéchrist qui prendra le pouvoir à travers le monde ; un épisode marqué par la bataille de l’Armageddon avant le second retour du Christ et l’établissement du royaume de Dieu. Cette fin heureuse dépend de la conversion des Juifs. Et ceci ne pourra avoir lieu que si les Juifs sont en possession de toutes les terres que Dieu leur a données.

Cette interprétation biblique trouve de puissants relais politiques. Tout comme l’ancien ministre de la Justice John Ashcroft, Tom De Lay, ancien élu du Texas qui était jusqu’en 2006 l’homme le plus puissant du Congrès américain, partage ces vues. Durant la seconde Intifada palestinienne, De Lay, qui est pourtant un de ses amis, avait clairement mis en garde Bush et son administration contre toute tentative d’exercer des pressions sur Ariel Sharon pour obtenir le retrait des troupes israéliennes de Cisjordanie. « Nous devons soutenir Israël dans ses efforts pour démanteler la direction palestinienne qui fomente la violence et attise la haine », a-t-il déclaré à l’université de Fulton, dans le Missouri, lieu où Winston Churchill avait prononcé en 1946 son fameux discours sur le « rideau de fer » qui marquait le début de la guerre froide. « Si vous vous focalisez sur le pouvoir que les groupes juifs exerceraient sur la politique américaine, vous vous trompez de bateau, affirme Steven Spiegel, professeur de sciences politiques à l’université de Californie : « La droite chrétienne a eu, elle, une réelle influence en façonnant les vues du Parti républicain à propos d’Israël. »

En 1980, le ralliement des chrétiens sionistes à Reagan fut une des raisons de la défaite de Carter

Cette alliance ambiguë entre Israël et les chrétiens conservateurs se noua en 1977 quand Menahem Begin et le Likoud, parti de la droite israélienne, arrivèrent pour la première fois au pouvoir. Pour Begin, il s’agissait de contrer à tout prix les initiatives du président Jimmy Carter qui souhaitait lancer des négociations pour la reconnaissance du droit des Palestiniens à une patrie. Le Likoud s’efforça de rallier ces fondamentalistes aux ultra-conservateurs chrétiens soutenant l’intransigeance israélienne. Carter se trouva, du même coup, privé d’une base électorale importante.

De pleines pages, achetées dans les principaux journaux américains, déclaraient : « Le temps est venu pour les chrétiens évangéliques d’affirmer leur croyance dans la prophétie biblique et le droit divin d’Israël à sa terre. Nous affirmons, en tant qu’évangéliques, notre croyance dans la terre promise au peuple juif… Nous verrions avec grande inquiétude tout effort pour tailler une autre nation ou entité politique au sein de la patrie juive. » En 1980, le ralliement massif des chrétiens sionistes à Ronald Reagan fut une des raisons de la défaite de Jimmy Carter. En juin 1981, Menahem Begin téléphona à Jerry Falwell, avant même d’appeler le président américain, juste après avoir fait détruire la centrale nucléaire irakienne d’Osirak. Et lorsqu’en 1982 le gouvernement Begin décida d’envahir le Liban, le principal artisan de cette intervention, Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, se rendit aux Etats-Unis pour s’assurer le soutien des chrétiens conservateurs.

Pour certains, Sharon est l’homme choisi par Dieu pour accomplir les prophéties de la fin des temps

Les apparitions d’Ariel Sharon devant les chrétiens sionistes lui valaient des ovations «  réservées d’habitude,aux rock stars ». L’ancien Premier ministre israélien tenait d’ailleurs une place à part. Pour certains extrémistes de la doctrine « dispensionnaliste », Sharon est l’homme choisi par Dieu pour accomplir les prophéties de la fin des temps. Ils se réfèrent à son parcours : il connut le pouvoir puis le discrédit pour son rôle supposé dans les massacres de Sabra et Chatila. Et ils se basent sur cette citation biblique : « L’homme juste chuta sept fois et il se releva » (Proverbes 24.16). selon un témoin,

Ce soutien à Israël pour des raisons théologiques est fondé sur une interprétation littérale de la Bible. En soutenant le programme de grand Israël défendu par Begin et le Likoud, qui prévoit l’annexion des territoires occupés depuis 1967, les chrétiens sionistes affirment qu’ils ne font que répondre à l’appel de Dieu tel qu’il est formulé dans l’Ancien Testament. « […] Oh oui, acquiesçait Marion Pollard, une charmante dame de Dallas qui vendait du cristal de Jérusalem peint à la main dans le hall d’expo d’une réunion de chrétiens sionistes. « Dieu est le maître. Il fera ce qui Lui plaît. Mais d’après les écritures, ce sont les lignes directrices. »« Je crois qu’ils [les juifs] doivent accepter le Messie. » Et s’ils ne veulent pas ? « Je crois qu’ils l’accepteront quand ils sauront qui il est. Je crois qu’un jour ils se réveilleront. Il faudra peut-être une troisième guerre mondiale pour faire ça. » Elle se dit fervente supporter d’Israël, comme Lewis Hall de Caroline du Nord.

Lien :
www.backchich.info

Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 10:42
Backchich.info
Jeudi 14 février 2008

Le groupe familial de BTP des Bin Laden, un énorme conglomérat saoudien, continue de faire des affaires, notamment dans les aéroports. En ce moment c’est le nouvel aéroport de Dakar qui occupe les frérots d’Oussama. La smala a une vieille expérience dans le domaine. Pas seulement avec les avions lancés en 2001 sur New-York. Ils ont longtemps possédé l’aéroport de Houston, auTexas. Retour en arrière.
Pendant de longues années, la CIA a possédé plusieurs flottes d’avion, la plus connue étant Air America qui fut utilisée tout au long de la guerre du Vietnam.

En 1976, Bush à peine arrivé à la tête de l’agence vendit plusieurs appareils à un homme d’affaires de Houston, Jim Bath. Toutes les informations concordent pour affirmer que Bath avait été recruté par Bush lui-même pour travailler au sein de la CIA. Cet aveu a notamment été rapporté par son ancien associé, Charles W. White. L’homme, alors âgé de quarante ans, était aussi un ami de George W. Bush qu’il avait rencontré alors que ce dernier effectuait son service militaire dans l’aviation de la garde nationale du Texas, pour échapper au Vietnam… Skyways Aircraft Leasing, la compagnie de charters domiciliée aux îles Caïmans et administrée par Bath, qui racheta les avions de la CIA, était contrôlée par des intérêts saoudiens.


Bush & Ben Laden
© Khalid

Quelques mois seulement après le rachat des avions de la CIA, Jim Bath devient l’agent aux Etats-Unis de Salem Bin Laden. Ce demi-frère d’Oussama gère l’immense fortune familiale de ses 53 frères et sœurs, ainsi que le puissant groupe de construction implanté à travers tout le Proche et le Moyen-Orient. Le groupe Bin Laden, évalué à 5 milliards de dollars, est si étroitement lié à la famille royale saoudienne qu’il est même associé à des transactions portant sur l’achat d’armement aux Etats-Unis. Ce sera notamment le cas en 1986 où les Américains vendront un système de défense aérien dont la maintenance sera assurée par une société saoudienne, Al Salem, détenue par des membres de la famille royale et les Bin Laden. Boeing, ITT, Westinghouse, qui sont les vendeurs, participeront même à hauteur de 4,5 millions de dollars à la création d’Al Salem. Une commission à peine maquillée.

Salem Bin Laden charge Bath de sélectionner et faciliter d’éventuels investissements sur le sol américain. Une des plus importantes opérations portera sur l’achat de l’aéroport Houston Gulf, dont Salem voulait faire un des principaux aéroports américains. Il est surprenant d’imaginer qu’un important aéroport du Texas, le fief des Bush, était la propriété de la famille du futur chef terroriste. Pour négocier cette transaction, les Bin Laden reçurent l’aide de l’avocat de la famille Bush, le futur secrétaire d’Etat James Baker.

Autres liens : de 1994 à 1997, le groupe Bin Laden coopère étroitement avec la compagnie HC Price, une firme de Dallas spécialisée dans la pose de pipe-lines au Moyen-Orient. Un accord de joint venture est ensuite signé entre les Bin Laden et Price qui changea son nom en Brohters Shaw Inc. Cette compagnie devint une filiale de Halliburton Corporation, leader mondial en matière d’engeenering et d’équipement pétroliers, après son rachat, dans des conditions douteuses, de Dressler Industries.

Halliburton, un groupe texan, a eu pour PDG, jusqu’en janvier 2001, l’actuel vice-président Dick Cheney. Et Dressler Industries, basée au Texas elle aussi, fut la première compagnie à proposer un travail à George Bush, en 1948.

Lien :
www.backchich.info

Par Eric Laurent - Publié dans : Presse - Backchich.info
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

A Paraître

scandale delocalisations

Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l’emploi. Des milliers de postes, même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux Etats-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l’avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d’une réalité, dont l’ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d’entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds créé par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l’Union européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s’empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l’Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.

Au terme de cette enquête emplie de révélations, Le scandale des délocalisations pose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?

 

A Paraître chez PLON le 24 Février 2011

N°ISBN 9782259212564

Prix : 21€

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés