Partager l'article ! Quand Washington flirte avec Al-Qaïda: Backchich.info Mardi 16 janvier 2008 Alors que le président Bush parade en ...
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Mardi 16 janvier 2008
Les Américains prétendent avoir capturé le chef d’al-Qods, un commandant portant le nom de Chizani, dans un appartement appartenant à l’ayatollah Hakim ; l’un des principaux chefs chiites sur lequel compte George W. Bush pour créer une nouvelle coalition excluant le chef radical Moqtada al-Sadr. Cette alliance militaro-terroriste aurait été scellée à Téhéran et les groupes d’al-Qods, appliquant une stratégie de la tension, auraient coopéré avec les groupes sunnites qui attaquèrent et détruisirent la mosquée d’Or de Samarra, un des hauts lieux du chiisme.
Washington va alors faire le choix du pire ou le pire des choix et opérer, en mars 2007, un changement radical de stratégie. Le prince Bandar, l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington et intime du président américain, est l’artisan de ce virage à 180 degrés. Désormais, l’administration américaine se rallie à la ligne dure prônée par certains dirigeants saoudiens qui estiment que l’Iran représente en Irak un plus grand danger que les sunnites radicaux proches d’al-Qaida.
Bandar bin Sultan se veut un stratège. En approuvant dans les années 1980 le financement des moudjahidin afghans et l’envoi de volontaires arabes pour lutter contre les Soviétiques, il avait fait naître Ben Laden et al-Qaida. Désormais, toujours unis, Washington et Riyad financent et arment huit mouvements extrémistes proches de l’organisation terroriste pour combattre l’influence iranienne. Pour l’administration Bush, ce soutien à des mouvements sunnites radicaux qui combattent les troupes américaines représente la négation de la lutte contre le terrorisme qu’elle prétend mener depuis 2001. Cette stratégie d’« endiguement » de l’Iran compromet également encore plus ses perspectives de victoire en Irak. Le Premier ministre irakien, Al-Maliki, s’est d’ailleurs inquiété de ce nouveau cours auprès des responsables américains en visite à Bagdad. « Sans obtenir de réponse claire », selon un de ses proches collaborateurs.
La nouvelle stratégie américaine, qui n’a jamais été reconnue officiellement par l’Administration, a vu son périmètre s’élargir à l’occasion de la visite au Pakistan, en février 2007, du vice-président Cheney. Une partie de ses entretiens avec le président Moucharaff, au palais présidentiel, a porté sur le financement et le soutien logistique au groupe Jundullah. Encadré par l’ISI, le service secret pakistanais, financé par les Saoudiens et supervisé par des hommes des Forces spéciales du Pentagone, ce gang tribal du Balûchistân, la province frontalière de l’Iran, a pour mission de kidnapper et d’assassiner des militaires iraniens.
Ces « combattants de la liberté » ont été choisis par les Américains et les Pakistanais en raison de leurs états de service : activistes sunnites,
ils combattaient en Afghanistan aux côtés des talibans, tout en se livrant parallèlement au trafic de drogue… Enfin, depuis la victoire du Hezbollah, que les néoconservateurs considéraient,
avant septembre 2001, comme une organisation terroriste encore plus dangereuse qu’al-Qaida, le Liban est l’enjeu d’une guerre secrète. Pour contrer l’Iran et son allié libanais, l’Arabie
Saoudite décide de soutenir le gouvernement à dominante sunnite de Fouad Siniora, l’argent transitant par les Américains. Entre juin 2006 et janvier 2007, les responsables gouvernementaux
libanais reçoivent plus d’un milliard de dollars auxquels s’ajoutent 200 millions de dollars d’aide militaire, dont 40 millions consacrés à la sécurité intérieure. Il s’agit d’un jeu dangereux
car les Saoudiens, les Etats-Unis et le gouvernement libanais financent également des groupes salafistes antichiites dont le principal dénominateur commun est la haine de l’Amérique.
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A Paraître chez PLON le 24 Février 2011
N°ISBN 9782259212564
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