Edito
Bonne navigation...
Eric Laurent
Grand reporter, écrivain, spécialiste en politique étrangère.
- 2004 - Publication de "La face cachée du 11 septembre", plus de 100 000 exemplaires vendus, 12 traductions étrangères, ce livre fait actuellement l’objet d’une adaptation télévisuelle.
Backchich.info
Mercredi 19 décembre 2007
"J’étais allé à Tel-Aviv pour réaliser un portrait de Meir Amit, un des directeurs "historiques" du Mossad. L’adresse fixée pour
le rendez-vous se situait en banlieue et correspondait à une maison d’un étage, plutôt à l’abandon, mais ceinturée d’un petit jardin qui paraissait, lui, soigneusement entretenu. Une femme âgée,
au visage autoritaire, fumant une cigarette avait ouvert et, sans même articuler un mot, m’avait désigné de la main une pièce dans l’entrée, totalement vide à l’exception de cinq chaises. Quand
elle revint me chercher, je découvris que l’ensemble de la maison était inoccupée et dépourvue d’ameublement, à l’exception du petit bureau de Meir Amit qui jouxtait le sien.
Pendant toute la durée de l’entretien, je l’entendis qui frappait avec vigueur le clavier d’une vieille machine à écrire. Au terme de notre conversation, Amit, regard malicieux, me demanda :
"Vous voyagez dans les pays arabes ?" Je lui répondis, "fréquemment", d’ailleurs récemment j’étais en Libye pour réaliser une interview de
Khadafi. À cet instant, la conversation fut interrompue par un appel téléphonique auquel il répondit brièvement avant de raccrocher, puis il me
dit : "Un ami avec qui j’avais rendez-vous va nous rejoindre, il a longtemps travaillé avec moi. Attendez avant de poursuivre votre récit, ça devrait
l’intéresser."
Je vis entrer dans la pièce un homme massif et trapu au visage barré d’une épaisse moustache grise. Il ressemblait, en plus jeune, à l’ancien premier ministre Itzhak Shamir. Amit dut lui résumer en hébreu notre conversation car l’homme me demanda d’un ton amusé : "Alors, vous avez vu Kadhafi ?"
"Oui, à plusieurs reprises mais cette fois dans le désert, sous sa tente. Un endroit d’ailleurs difficile à localiser, car tous les panneaux d’indication, sur les routes d’accès, sont camouflés." En écoutant mes propos, Amit et son ami échangèrent un large sourire ironique, puis l’ancien directeur du Mossad se pencha vers moi."
« Qu’il soit à Tripoli ou sous sa tente, nous sommes toujours en mesure de le localiser. Vous savez… Il marqua un bref silence comme
s’il savourait la confidence qu’il allait me faire… à deux reprises, son armée complotait contre lui et se préparait à le renverser. Et il n’était absolument pas au courant. C’est nous qui
l’avons alerté et sauvé. Croyez-moi, je sais qu’il ne l’a pas oublié.
Retrouvez les articles : http://www.bakchich.info/article2156.html
Les banques ont provoqué la crise la plus grave survenue depuis 1929. Pour la première fois, un livre nous entraîne dans les coulisses de Wall Street et de certaines banques européennes et nous révèle les secrets les plus inavouables d’un scandale financier sans précédent : falsifications des comptes, contournement des lois, systèmes clandestins. Un seul but, l’enrichissement des dirigeants.
Ce livre en démonte les rouages et permet de mieux comprendre pourquoi les banques sont aujourd’hui les seuls bénéficiaires de la crise qu’elles ont provoquée.
Au fil d’une enquête aux révélations étonnantes, on rencontre des dirigeants à la morgue insupportable et à l’incompétence parfois inqualifiable spéculant en inondant le marché de crédits « déchets » remaquillés en produit de qualité. On apprend que l’administration Obama a tout fait pour cacher l’insolvabilité de certains établissements, que des dirigeant d’entreprises au bord de la faillite se sont octroyés des bonus indécents avec l’argent du contribuable, que Paris et Washington ont dissimulé plus de 230 milliards de crédits toxiques détenus par des banques européennes.
De découvertes en découvertes, l’auteur nous fait pénétrer dans un univers qui repose sur le mensonge et l’opacité.
Cette avidité, ce cynisme ont conduit le monde au bord du gouffre.
Et maintenant ?
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