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INTERVIEW DE DENYS BEAUMATIN –  la version courte a été publiée sur le magazine Le Bonbon du mois d’avril. (www.denysbeaumatin.com)



Eric Laurent, grand reporter émérite, directeur littéraire chez Plon, revient sur son livre intitulé La Face Cachée du Pétrole. Il nous explique pourquoi la fin du pétrole est inéluctable, en quoi sa disparition va engendrer de profonds séismes sur nos vies si nos pays consommateurs ne changent pas radicalement leur consommation d’énergie.


Pourquoi nos sociétés ne sont pas préparées à la fin du pétrole ?

Essentiellement parce que nos gouvernants ont fait preuve d’une impardonnable imprévoyance. Ils n’ont pas considéré que c‘était un problème urgent alors qu’en réalité si on regarde l’histoire du pétrole c’est une histoire composée d’une longue série de manipulations. On a menti, on a menti notamment sur le montant des réserves existantes à travers le monde. En 1986, un événement incroyable s’est déroulé, les pays arabes de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), ont décidé par un simple jeu d’écriture d’augmenter de 65 % le montant de leurs réserves pétrolières, c’est-à-dire 300 milliard de barils supplémentaires, alors qu’il n’y avait aucune nouvelle découverte de gisement pétrolier depuis les années 60. Ils ont créé une véritable fiction avalisée par la suite par tous les grands organismes professionnels. L’annuaire BP, qui est une sorte de bible qui fait autorité dans tout le monde pétrolier et qui recense tous les montants des réserves, a intégré ces nouveaux chiffres, ils sont donc devenus une nouvelle réalité. Et c’est une réalité que personne n’a jamais pu questionner par la suite. Le problème c’est qu’on a calé notre croissance et notre consommation mondiale sur des chiffres complètement erronés.


Les chiffres officiels des montants des réserves de pétrole sont faux ?!

Ce qui est fascinant dans le pétrole, c’est que notre vie quotidienne dépend de cette matière première et les deux sources d’information que nous avons en termes de réserve viennent uniquement des compagnies pétrolières et des pays producteurs. Deux sources qui sont d’une fiabilité discutable. Les deux seules sources d’information sur le montant des réserves proviennent des pays producteurs et des compagnies pétrolières qui ont tout intérêt bien sûr à valoriser et à augmenter effectivement le montant de leurs réserves. Mais le vrai problème c’est que, comme disait quelqu’un que j’avais rencontré à côté de la Mer Caspienne : "C’est vrai qu’on a fait des progrès technologiques en matière de forage, mais c’est un peu comme la chasse, on peut avoir des fusils extrêmement perfectionnés mais s’il n’y a plus de gibiers, à quoi bon ? " Et le problème est là aujourd’hui, en fait, nous sommes dans un monde pétrolier plutôt fini et les géologues le disent parce qu’on a foré à peu près partout. On ne va pas se retrouver dans un monde sans pétrole, mais on va simplement se retrouver dans un monde où les grands champs pétrolifères, c’est-à-dire ceux qui assurent notre croissance, c’est-à-dire, plus d’1 milliard de barils seront extrêmement difficiles sinon impossible à trouver. Mais on va trouver des petits gisements, mais des petits gisements qui seront très difficiles d’accès, dont on ne pourra extraire que des quantités réduites. C’est ça le problème, on va vivre, probablement, dans une période d’à coup, de tensions sur les prix, augmentés par la spéculation, et puis de temps en temps une raréfaction en terme d’approvisionnement. Ca va être une période chaotique, et qui va aboutir, et qui a même déjà conduit au début d’une guerre des ressources, à une logique de guerre des ressources. L’occupation de l’Irak par les Etats-Unis n’en est-elle pas le prélude ?


Comment trouver des sources fiables ?

J’ai commencé par recoupement. Prenons le cas de l’Arabie Saoudite,l e plus gros exportateur mondial de pétrole, qui a depuis les années 30 vu ses gisements exploités par les américains au sein d’un consortium qui s’appelle l’Aramco, réunissant 4 compagnies pétrolières américaines. L’Aramco a été nationalisé en 1973, les saoudiens ont pris le contrôle progressif de l’Aramco. Vous discutez avec des géologues, des responsables des compagnies pétrolières américaines, ils vous disent qu’il y a environ 150 à 160 milliards de barils dans le sous sol saoudien, vous discutez avec les saoudiens, ils vous disent avec une langue de bois incroyable qu’ils ont au moins dans leur sous sol 260 à 270 milliards de barils. Dans les deux cas, tout le monde est d’accord sur un chiffre : 100 milliards de barils ont été extraits du sous sol saoudien. Ca veut dire que si on conserve l’hypothèse des géologues américains, qui pendant des décennies ont su de quoi ils parlaient, il reste environ 50 à 60 milliards de barils dans le sous sol saoudien. L’Arabie Saoudite n’est pas le seul pays à fournir du pétrole à l’ensemble du monde, mais si c’était le cas c’est un peu plus d’une année et demi de consommation mondiale (la consommation mondiale étant de 30 milliards de barils par an). C’est très peu 50 milliards de barils pour l’Arabie Saoudite.


Depuis la sortie de votre livre la situation énergétique s’est-elle détériorée ?

Je suis en train de terminer l’adaptation pour ARTE qui réactualise mon livre La Face Cachée du Pétrole, un documentaire de deux fois une heure, prévu pour le mois de juin. Ensuite, en interviewant différentes personnalités du monde du pétrole, Cheikh Yamani, l’ancien ministre du pétrole saoudien, et notamment le chef économiste de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) tient aujourd’hui des propos alarmistes. L’Agence Internationale de l’Energie est cette agence qui regroupe les principaux pays consommateurs créée en 1975 et qui est plutôt sous influence américaine. Cette agence a toujours tenu depuis sa création des propos extrêmement rassurants en expliquant que le pétrole bon marché était quasiment éternel, qu’on avait aucun souci à se faire en terme d’approvisionnement et de réserve ; et aujourd‘hui, cet homme qui s’appelle Fatih Birol, le chef économiste de l’AIE , me dit : "nous sommes extrêmement préoccupés, d’ailleurs notre dernier rapport-paru en novembre 2009- le montre : pour les années à venir pour répondre aux besoins en terme de consommation mondiale il faudrait trouver l’équivalent de 4 nouvelles Arabie Saoudite, et il est évident qu’on ne les trouvera pas » Et je lui rétorque : "Attendez, comment se fait-il que vous teniez ces propos alors que ça fait des années que vous le savez ". Il me répond "Je vais être très franc avec vous. J’ai cru pendant des années que les pouvoirs politiques vis-à-vis de ses chiffres allaient réagir et se comporter de manière responsable, prendre la mesure du problème. J’ai fait pression sur eux, et c’est devant, en effet, ma déception devant leur passivité, leur indifférence que j’ai décidé aujourd’hui de parler "


Il existe des solutions, nous avons d’autres énergies.

Oui, il existe d’autres énergies, mais pas de substitut au pétrole, on arrivera en effet à réduire à terme probablement notre consommation en pétrole mais c’est vrai que c’est une source, une matière première qui reste extraordinairement importante par les nombreux dérivés qu’elle offre, c’est ça le problème ; 100 000 dérivés à peu près dans tous les domaines : le pétrole est présent dans les vêtements, les instruments chirurgicaux, même la nouvelle économie, fabriqué une puce, exige de l’énergie fossile. Elle imprègne tous les champs de notre vie, nous sommes incapables de penser notre vie sans le pétrole. Et les hommes politiques raisonnent à courte vue en se disant : "de toute façon c’est un problème trop grave je ne veux pas être impopulaire je préfère repasser le mistigri à mes successeurs".


C’est ce que vous écriviez dans votre livre, publié en 2006.

Non seulement ce n’est pas démenti mais aujourd’hui tout le monde reconnaît même parmi les pays pétroliers de l’ARAMCO que ces chiffres ont été en 1986 falsifiés, trafiqués pour des raisons politiques et économiques. C’est pourquoi aujourd’hui, nous sommes dans une guerre des ressources, des pays comme la Chine, s’est lancée très très vite dans une recherche effrénée de gisements de pétrole.


C’est ça qui est incroyable. Avec l’émergence de la Chine, de l’Inde,…, on constate d’un côté une explosion mondiale de la consommation mondiale d’énergie, et de l’autre il n’y a jamais eu aussi peu d’énergie. Le pétrole est en train de se tarir alors que les besoins de pétrole n’ont jamais été aussi importants.

On assiste à une double croissance : un déclin des réserves de pétrole qui coïncide avec l’explosion de la consommation mondiale. C’est évidemment une période historique, mais qui va être très lourde de conséquences.


A quoi ressemble une société sans pétrole ?

Notre société repose essentiellement sur le pétrole et sur un pétrole bon marché. C’est ça qui est fascinant et inquiétant. C’est comme si on avait subventionné notre croissance avec un pétrole à très bas prix. J’ai peine à imaginer parce que tout, tout aujourd’hui malgré tous les efforts que l’on fait pour le réduire repose encore sur le pétrole, et si jamais on découvrait demain en réalité que le pétrole devient plus rare, plus compliqué à extraire et à obtenir je crois que ce serait la panique. En réalité, on a gagé notre avenir sur des réserves qui n’existent pas, c’est-à-dire qu’au fond notre richesse et c’est ce qui fait la stabilité plus ou moins grande des marchés financiers, et qui assure notre croissance, notre optimisme, repose sur l’idée qu’il y a du pétrole quasiment ad vitam aeternam. C’est faux. Si les gens découvraient brusquement demain qu’il n’y a plus de pétrole, que les gens en prenaient conscience ça serait un vent de panique, évidemment dans tous les domaines : dans le domaine financier, bancaire…


On a l’impression qu’on va se retrouver devant le fait accompli.

Je pense que plus on tardera, plus on se retrouvera effectivement dans une situation ingérable, en tout cas inextricable.


Il nous reste encore combien de temps. J’ai rencontré une personne qui travaille dans la marine marchande pour Total sur différents tankers, il me disait : ” Dans 20 ans il n’y aura plus de pétrole “.

Le pétrole en Mer du Nord c’était 500 000 barils y a 10 ans, aujourd’hui c’est 50 000 barils par jour, alors y en a peut-être pour 20 ans mais 20 ans de combien de barils c’est ça la question. Si c’est 20 ans de 5000 barils par jour on ne va pas loin.


On va donc se retrouver dans un monde à deux vitesses. Ceux qui auront encore un peu d’énergie, et les autres non.

Certains pays auront davantage sécurisé leurs approvisionnement, auront conservé la capacité de conserver un appareil productif plus efficace, et en même temps j’en doute, car à long terme ces pays ne pourront pas rester à l’écart des tensions, et des crises suscitées par ce manque d’énergie, de pétrole.


Les taxes pétrolières rapportent-elles beaucoup à l’Etat ?

Enormément, c’est gigantesque.


Vous êtes pessimiste.

Non je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste. Je ne vois pas de catastrophe mais simplement aujourd’hui il y a une inertie des dirigeants face à ce problème qui fait qu’on risque en effet de glisser vers la catastrophe. Mais qu’on y aille sûr j’en sais rien, il y aura peut-être un sursaut ultime, mais pour l’instant je ne le vois pas, je ne le vois pas du tout même. Non seulement ça, mais contrairement à ce que l’on prétend la croissance de la consommation d’énergie s’accroit partout à travers le monde.


En chiffres.

La consommation mondiale est de 85 millions de barils par jour. Et le maximum qu’on peut atteindre sans aller au delà c’est 90 millions de barils/jour, c’est rien. Vous vous rendez-compte ça fait juste 4 à 5 millions de barils supplémentaires, c’est dérisoire. Donc il suffit d’une accélération de la consommation, de la croissance économique dans certains pays pour qu’en effet ses chiffres soient dépassés.


Il n’y a plus de gisements ?

On va trouver encore des gisements, en Afrique ou sur d’autres continents, mais on ne trouvera plus de grands gisements pétrolifères, les derniers ont été découverts dans les années 60. Aujourd’hui les grands gisements sont en déclin. D’ailleurs, ce rapport de l’Agence International de l’Energie (AIE), les experts se sont intéressés à 800 champs pétrolifères, les plus grands, et ils ont constaté que le déclin était inexorable sur les trois quart d’entre eux, déjà engagé, entamé. Un champ pétrolifère comme Ghawar, le plus grand champ pétrolier au monde, long de 250 kms en Arabie Saoudite, arrive à essoufflement, à son terme.


Qui peut-être aujourd’hui le moteur de cette prise de conscience d’un monde bientôt sans pétrole, le politique ?

C’est une question justement peut-être un peu trop sérieuse pour être confiée aux politiques. Mais que faire d’autres ? Croire en l’homme. Il faudrait donc revoir à la baisse notre surconsommation rapidement et tenter de convaincre les gens qu’il faut faire un effort de préservation de l’énergie parce que sinon nous courons à la catastrophe.


 


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Emission du 9 septembre 2010

 

Entretien avec Gilles Boquerat, chercheur à l'Ifri et Responsable du programme Inde et Asie du sud.


Par-delà les inondations meurtrières de l’été, le pouvoir politique et l’armée.

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L'ampleur des catastrophes naturelles qui a frappé le pays accentuent encore la dérive économique et politique du pays.   

En effet, le principal secteur d'activité, l'agriculture, est aujourd'hui sinistré tandis que l'aide internationale n'est que très partiellement acheminée.

Sur le plan politique, l'indifférence du président, qui a prolongé un séjour en Europe, le retrait de l'armée principale force du pays depuis l'indépendance ont laissé le champ libre aux organisations caritatives extrémistes, proches de la mouvance talibane.   

En effet, le régime est soumis à des risques de déstabilisation croissants, alors même que le service secret de l'armée (ISI) continue de jouer un jeu dangereux : soutenir, armer  et approvisionner les talibans afghans ... tout en tentant de juguler la menace que ce mouvement représente sur son propre territoire.

 

Pour écouter l'émission des Enjeux Internationaux sur France Culture : link

 



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Emission du 3 septembre 2010

 

Entretien avec Benjamin Carton,  économiste au Cepii.

 

Bilan provisoire de la politique économique intérieure du président Obama, à l’approche des législatives à mi-parcours.


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A l'approche des échéances électorales de mi-mandat, Barack Obama est moins menacé par le retour en force des républicains que par le désenchantement croissant d'une partie de son électorat vis-à-vis de sa politique économique.     

Celle-ci repose en fait sur  une prespective de plein emploi, alors qu'elle se retrouve confrontée à plus de 10% de chômage conjugués à une reprise  malheureusement beaucoup plus faible qu'espéré.     

Certains économistes s'attendent même à une nouvelle récession américaine,  ce qui démontrerait que les plans de relance extrêmement coûteux lancés par le président américain n'ont pas eus les effets escompté...

 

Pour écouter l'émission de Enjeux internationaux sur France Culture :link


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ARTE LES MERCREDIS DE L'HISTOIRE

Mercredi 1er septembre 2010

La Face cachée du Pétrole, l’enquête d’Eric Laurent. 

Une relecture des événements du XXe siècle à l’aune des enjeux pétroliers.

 

Première partie - - 20H35 - Le partage du monde.

 

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952…

 

Deuxième partie - 21H30 - Les grandes manipulations.

 

Le second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois, l’homme au coeur de cette stratégie, Roger Robinson, explique comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

 

Pour en savoir plus : link


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Emission du 24 mars 2010

Par delà la lutte contre le crime organisé, les vulnérabilités internes.


 
  Bureau de vote mexicain
 © El Economista
Le président mexicain, issu du parti de droite le PAN, a vu son rival PRI, qui était au pouvoir depuis 1929 (sans interruption), retrouver une majorité au parlement.
Ceci aboutit à un blocage dans la vie politique du pays, qui aggrave encore les difficultés économiques issues de la crise, née aux Etats-Unis voisins en 2008.
Un autre élément de cette dépendance mexicaine envers les Etats-Unis, est le nombre d'émigrés sur le sol américain, qui envoyaient chaque année plus de 24 milliards de dollars à leur familles, qui a considérablement diminué.
Enfin, le président avait fait de la lutte contre le crime organisé une priorité de son mandat présidentiel : aujourd'hui les gangs se livrent une lutte acharnée et la ville frontière Ciudad Juarez est statistiquement la cité la plus dangereuse au monde même en terme d'homicides.

Invité : Alain Musset..  Géographe, spécialiste de l'Amérique latine, mais aussi de l'aménagement urbain et des représentations de l'espace. EHESS.

Pour écouter l'émission sur France Culture : link

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Emission du 19 mars 2010


Réunion du Quartet à Moscou : la faiblesse de la communauté internationale dans le traitement du conflit israëlo-palestinien.

L'action du Quartet, composé de l'Union Européenne, des Etats-Unis et de la Russie réunis dans le cadre de l'ONU, est marquée par une impuissance à obtenir des progrès dans le règlement du conflit israélo-palestinien.
Ceci tient au fait qu'un seul interlocuteur est considéré comme essentiel par les parties en présence : il s'agit des Etats-Unis.
Par ailleurs, il existe une contradiction qui affaiblit encore la crédibilité de cet organisme : les pays participants mènent en parallèle sur le sujet une diplomatie bilatérale totalement indépendante, et qui contribue à marginaliser encore les efforts de cet organisme créé dans la foulée de la conférence de Madrid.

Invité : Joseph Bahout.  Professeur à SciencesPo Paris.

Pour écouter l'émission sur France-Culture : link

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Le nouveau désordre mondial : autour de Stuff Happens de David Hare
Conférence samedi 27 mars 2010 de 16h00 à 19h00
Grand Amphithéâtre de l'université Lumière-Lyon 2, Campus Berges du Rhône.

Avec :
  • Philippe Corcuff enseignant-chercheur à Sciences Po Lyon, spécialisé en sociologie et en philosophie politique
  • Éric Laurent géopolitologue, écrivain, grand reporter, producteur à France Culture
  • Bruno Freyssinet metteur en scène
  • Bérénice Hamidi-Kim maître de conférences en études théâtrales à l’université Lumière-Lyon 2

Stuff Happens de David Hare est à l'affiche du TNP du 23 au 27 mars
http://www.tnp-villeurbanne.com/news.php?item.103.6

Pour en savoir plus sur la conférence : link

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Emission du 18 mars 2010

Le dysfonctionnement des institutions américaines, à propos des relations entre le président Obama et le Congrès.


La lourdeur, sans compter sa relative inefficacité, du système institutionnel fédéral américain est une critique récurrente mais qui a pris une ampleur nouvelle depuis quelques mois.
On constate actuellement une difficulté du parti démocrate, qui contrôle pourtant à la fois l'exécutif et les deux chambres du Congrès, à faire passer ses projets de loi prioritaires.
Il semblerait que le Congrès soit plus apte à voter des projets d'urgence, tels que le plan de sauvetage des banques, à la suite de la crise financière plutôt que de faire passer des lois sur les problèmes de fond.
Il semble que la bipolarisation entre les deux partis dominants, et la radicalisation politique qui en découle, soit également un facteur de blocage.
Enfin, il s'agit d'un système où, notamment au sein du Sénat, des états peu peuplés comme le Wyoming (500 000 habitants) possèdent la même représentation que la Californie (37 000 000d'habitants).

Invité : Vincent Michelot.  Professeur d'études americaines à l’IEP de Lyon.

Pour écouter l'émission sur France Culture : link


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