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Mardi 8 janvier 2008


Pour fêter la nouvelle année, le prix du baril de pétrole a dépassé le seuil des 100 dollars. Normal : les réserves s’épuisent. Pour ne rien arranger, les chiffres concernant l’ampleur desdites réserves sont délibérément falsifiés. Eric Laurent, auteur de "La face cachée du pétrole", a mené l’enquête.
 

L’état pétrolier du monde donne le vertige : notre planète consomme actuellement un milliard de barils tous les douze jours et donc plus de 30 milliards de barils par an. Soit l’équivalent d’un gisement géant. S’il existe une véritable folie des hommes, elle tient à leur aveuglement. Une conversion en litres frappe d’avantage encore l’imagination. Un baril de pétrole équivaut à 159 litres et nous consommons chaque jour 85 millions de barils, soit 13 milliards de litres.

Dans une étude prémonitoire, il y a plus de vingt ans, Denis Hayes, directeur du Solar Energy Research Institute du Colorado, écrivait : " L’explication probable de l’incapacité des nations industrielles à prévoir la crise pétrolière qui va se déclencher est sans doute la durée extraordinairement courte de la civilisation du pétrole. Les enfants du pétrole ont tendance à oublier combien cette période a été brève."
Il y a moins de cinquante ans, les trois quarts de l’énergie du monde provenaient encore du charbon et 16 % seulement du pétrole. En 1950, le charbon en fournissait encore 60 %. C’est dans les deux décennies qui ont suivi que le pétrole a pris son élan pour dépasser le charbon dans les années 1960 (en 1967 exactement).

Une conspiration du silence et du mensonge

J’ai fait un constat effarant au cours de mon enquête pour mon livre La face cachée du pétrole* : les chiffres concernant l’ampleur réelle des réserves pétrolières mondiales sont faux, quand ils émanent des pays producteurs ou des compagnies pétrolières. Une véritable conspiration du silence et du mensonge. Les producteurs exagèrent le niveau de leurs réserves, accroissant ainsi leur influence et leur poids financiers. Les compagnies pétrolières, en faisant de même, envoient un message rassurant à leurs investisseurs quant à leur profitabilité. Les gouvernements des Etats consommateurs, en fermant les yeux, évitent l’impopularité. De plus, le prix du pétrole payé par les consommateurs constitue un véritable transfert de richesses pour les Etats, à travers les taxes. En France, leur montant sur le pétrole, si on ajoute la TVA, dépasse 75 % du prix à la pompe.

Coup de baguette magique sur les réserves

En examinant attentivement les chiffres publiés officiellement sur les réserves prouvées, j’ai fait une première découverte : les réserves totales des pays de l’OPEP ont connu une croissance vertigineuse de plus de 65 %, passant de 467,3 milliards de barils en 1982 à 771,9 milliards en 1991. Sans qu’aucune découverte d’importance ne justifie cette hausse de plus de 300 milliards de barils.

Cette augmentation coïncide avec un nouveau système de quotas mis en application en 1986 par l’OPEP. Grâce à lui, les réserves prouvées de l’Arabie Saoudite passent de 169 à 260 milliards de barils, tandis que celles du Koweït augmentent de près de 50 %. Pour l’émirat d’Abu Dhabi, les 30 milliards de barils déclarés en 1985 se transforment en 92 milliards en 1988. Quant à l’Irak, les 49 milliards de barils de 1985 deviennent 100 milliards en 1988. Par un simple jeu d’écriture, un artifice comptable sans rapport avec la réalité, les pays de l’OPEP trouvent ainsi le moyen d’augmenter leurs revenus en exportant plus.

L’Iran marche aussi dans la combine

Téhéran a publié en 2003 une réévaluation de 35,7 % de ses réserves, les portant de 96,4 milliards de barils à la fin 1999 à 130 milliards à la fin de 2002. Pour les autorités iraniennes, cette réévaluation phénoménale serait justifiée par l’amélioration du taux de récupération de pétrole. Un argument qui suscite une profonde incrédulité chez tous les experts. Ces exagérations sont d’autant plus faciles que les réserves prouvées sont inventoriées par les Etats producteurs et les compagnies pétrolières, sans aucun contrôle extérieur. De plus, ces chiffres sont publiés chaque année par les deux annuaires de référence du monde pétrolier, BP Statistical Review et Oil and Gas Journal, qui ne s’interrogent jamais sur la fiabilité et la réalité de ces informations.

46 % des ressources sont fausses

Selon le géologue Colin Campbell qui a travaillé pour Texaco, BP et Aramco, 46 % des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l’OPEP sont "douteuses" sinon "fausses". Et face à cette réalité, les gouvernements sont, selon lui, pathétiquement mal informés et mal préparés. La falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles est générale et systématique. Campbell affirme : Si les chiffres réels étaient connus, ce serait la panique sur les marchés financiers." Les tensions actuelles sur les prix — le baril a dépassé les 100 dollars la semaine dernière — découlent du tarissement des réserves disponibles qui coïncide avec un accroissement sans précédent de la consommation, notamment en provenance de la Chine et de l’Inde. Chaque jour, pour un baril de découvert, six barils sont consommés. 

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http://www.bakchich.info/article2294.html


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Emission du 11 janvier 2008

Visite du Premier ministre Indien en Chine : l’évolution des relations entre New Delhi et Pékin.

Invité : Jacques Gravereau.  Directeur d’HEC-EURASIA.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=58940


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Ce soir (ou jamais !)

Mercredi 9 janvier 2008 de 23H25 à 0H45.

Pour sa revue de presse économique, Frédéric Taddeï reçoit de nombreux spécialistes, parmi lesquels Pascal Salin et Michel Husson, ainsi que le grand reporter Eric Laurent et le dessinateur et cinéaste Gérard Lauzier. Quant à la séquence musicale, elle est assurée par le groupe BB Brunes, qui interprète un extrait de l'album «Blonde comme moi», sorti en octobre 2007.

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/

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Emission du 8 janvier 2008

Longue visite du président Bush au Proche- et au Moyen-Orient. La relation des principaux pays hôtes à l'égard des États-Unis.
La politique menée par l’administration Bush au Moyen-Orient a été dominée par les illusions et la déception. Le projet de Grand-Moyen-Orient conçu pour les stratégies américaines est mort-né. Les situations dans lesquelles se trouvent l’Irak et le Pakistan, comme le dossier iranien, vulnérabilisent encore plus la position américaine.
Le malaise croissant des monarchies du Golfe complique également l’équation, vue de Washington.


Invité
: Philippe Moreau-Defarges.  Chargé de mission auprès du directeur de l'Institut français des relations internationales (IFRI), co-directeur du rapport Ramsès de l'IFRI, professeur à l’Institut d'études politiques de Paris, conseiller des Affaires étrangères.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=58807


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Emission du 7 janvier 2008
Comment expliquer les difficultés à mettre en place les forces militaires internationales destinées à œuvrer au Darfour (Soudan) et au Tchad ?

Les 3700 soldats de l’Union européenne et les 300 policiers de l’ONU qui doivent être positionnés au Tchad et en République centrafricaine pour protéger 400 000 réfugiés, en provenance de la zone du Darfour mais aussi des déplacés Tchadiens, voient leur déploiement repoussé jusqu'au mois de mai 2008.
Cette Force manque de la logistique nécessaire pour couvrir une zone de 200 000 k² ; mais aussi de la volonté politique indispensable à sa création.
De nombreux gouvernements hésitent à soutenir une initiative qui paraît avant tout destinée selon certains à renforcer les intérêts de la France dans cette région.
Invité : Christian Delmet.  Chercheur au CNRS
- Ethnologue
- Ancien responsable de l'antenne du CEDEJ (Centre d'Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales / Le Caire) au Soudan (1997-2003)
- Co-éditeur de Sudan : History, Identity, Ideology, Ithaca Press 1991
- Co-signataire du rapport de la mission internationale: Slavery Abduction and Forced Servitude in Sudan ;
U.S. Department of State, Bureau of African Affairs, May 2002.
- Auteur de nombreux articles sur les populations du Nord et du Sud Soudan ainsi que sur l'évolution sociale et politique de ce pays.

Pour écouter l'émission sur France Culture :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=58665


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Emission du 4 janvier 2008

Présidentielle et référendum en Géorgie : les instabilités politiques récurrentes.

L’élection présidentielle au cours de laquelle le président sortant Mikheïl Saakachvili remet en jeu son mandat, lui qui a été élu en 2004, se déroule dans un contexte politique troublé, le chef de l’État doit faire face à une opposition croissante compte tenu de son autoritarisme et aux effets économiques et sociaux du blocus imposé par la Russie.
Allié des Etats-Unis, il n’a pas reçu durant la crise avec Moscou le soutien qu’il pouvait attendre de Washington.
Invité : Charles Urjewicz.  Professeur à l'INALCO.
Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/index.php


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Eric Laurent est l'invité de Thierry Guerrier dans l'émission "C'est à dire ?! "  le 26 décembre 2007.

Pour écouter l'émission sur France 5 : 
http://www.france5.fr/c-a-dire/index-fr.php?page=emission&id_article=189

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Emission du 27 décembre 2007

Présidentielle et législatives au Kenya. La donne politique et le rôle du pays dans son environnement régional.
Pays confronté à une situation économique difficile depuis plusieurs années, à une corruption qui atteint des sommets, le Kenya, à la veille de cette élection cruciale, doit également gérer un certain nombre de tensions à ses frontières.
Notamment, la guerre civile en Somalie alors que Nairobi avait hébergé le gouvernement officiel et joué un rôle important dans les négociations, visant à stabiliser la situation sur le terrain.

Invité : Francis Soler.  Rédacteur en chef de la Lettre de l’océan Indien.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/index.php


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