Emission du 6 février 2008.

L’aggravation des affrontements au Kenya. Quels scénarios possibles ?

La situation tendue qui continue de prévaloir au Kenya est le fruit d’un déséquilibre rompu entre les différentes ethnies du pays.
Une situation dont les racines remontent à l’époque du colonialisme britannique qui a favorisé l’essor d’une ethnie.


© diplomatie.gouv.fr

Invité
:
Daniel Bourmaud.  Professeur de science politique à l’université de Pau et des Pays de l’Adour.

Pour écouter l'émission sur France Culture : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=59554
 

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Emission du 31 janvier 2008.


 
Les diplomaties énergétiques de la Russie à l’égard de l’Asie et de l’Europe?

La diplomatie russe a retrouvé une influence grâce à l’arme énergétique.
En Asie, Moscou est courtisé par la Chine et le Japon qui souhaitent bénéficier de ses réserves gazières et pétrolières. Cette arme énergétique lui permet de remettre au pas un certain nombre d’anciens alliés comme l’Ukraine et la Géorgie.

Enfin, le projet de gazoduc destiné à l’Europe pèse sur les choix politiques du continent, instaure une dépendance envers Moscou et constitue la revanche du projet soviétique des années 80, absolument identique mais qui avait tourné court en raison de l’embargo imposé par l’administration Reagan.

Invité
:
Thomas Gomart.  Responsable du programme Russie/Nei de l’Ifri depuis juillet 2004, enseigne à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=59190

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Emission du 28 janvier 2008.

Les premières leçons de l’actuelle crise financière ?

L’aggravation de la crise sur les marchés financiers commence à atteindre l’économie réelle et le système économique donne des signes de dérèglements. La consommation baisse, l’inflation est en hausse, la croissance en berne et alors que la réserve fédérale américaine baisse ses taux d’intérêts pour tenter d’endiguer la crise, la BCE refuse d’agir, en restant sur la même analyse : sa priorité est d’abord la lutte contre l’inflation.
La récession est désormais quasi inévitable aux Etats-Unis et les chiffres de croissance sont revus à la baisse en Europe.

Invité : Anton Brender.  Économiste, professeur associé à l'université de Paris-IX Dauphine.

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Backchich.info
Samedi 26 janvier 2008


En six ans, les Etats-Unis ont versé 10 milliards de dollars au Pakistan pour l’aider à lutter contre le terrorisme et Al Qaida. Un bien mauvais calcul…

A la suite des attentats du 11 septembre 2001, Georges W. Bush déclarait d’un ton catégorique : « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. » Il aurait mieux fait de dire : « ceux qui sont avec nous sont contre nous. » Dans sa « guerre contre le terrorisme », l’administration américaine s’appuyait en effet sur deux faux alliés : l’Arabie Saoudite, qui n’a jamais cessé de financer les extrémistes islamistes, et le Pakistan. Le président Musharaff, aujourd’hui au pied du mur, pratique depuis 2001 un double jeu retors.

Erreurs grossières de la part de Washington

Officiellement allié des Etats-Unis, le régime pakistanais a continué de soutenir en sous-main les talibans et de favoriser la sanctuarisation des dirigeants d’Al Qaida dans les zones tribales qui, théoriquement, échappent à son contrôle. Dans ce contexte, Washington a commis deux erreurs majeures, aux conséquences énormes : 1) Se détourner du dossier afghan, après le renversement du régime taliban, pour préparer l’intervention militaire contre l’Irak. La traque des dirigeants d’Al Qaida, leur neutralisation ainsi que celle des unités talibanes auraient certainement permis de réduire le niveau de la menace terroriste. 2) Cette erreur d’évaluation s’est doublée d’une confiance aveugle en la capacité affichée de Musharaff d’endiguer la menace islamiste. Entre 2001 et 2007, les Etats-Unis ont versé, dans le cadre de la lutte contre la terreur, plus de 10 milliards de dollars au Pakistan. Une large partie a été détournée par les militaires. Un expert militaire américain, récemment en tournée d’inspection dans ces zones tribales, a constaté, indigné, que les soldats pakistanais chargés de surveiller cette zone accidentée et enneigée, étaient équipés d’armes usagées et portaient aux pieds de pauvres sandales d’été.


Le Pakistan, base arrière d’Al Qaida

Musharaff est un illusionniste. Avec Georges W. Bush et les autres dirigeants américains, il invoque Abraham Lincoln. Mais, en réalité, il a laissé croître et proliférer les mouvements taliban et les réseaux d’Al Qaida, persuadé ainsi qu’il achèterait leur neutralité. En 2006, il a signé un cessez le feu qui autorisait les responsables terroristes et leurs militants à se regrouper dans ces zones tribales renforçant ainsi leur sanctuarisation. Une situation potentiellement explosive. En juillet 2007, un rapport du National Intelligence Estimate, opérant la synthèse des informations recueillies par les 16 agences de renseignement américaines, évoquait le retour en force alarmant d’Al Qaida au Pakistan. L’organisation avait installé des camps d’entraînement sur le territoire pakistanais et préparait de nombreuses attaques terroristes. Celles-ci ont été déclenchées en 2007 quand Musharaff a mis fin au cessez-le-feu. Désormais, le Pakistan n’est plus un allié des Etats-Unis mais la plus importante base arrière d’Al Qaida.

Bientôt l’envoi de commandos de la CIA ?

Après l’assassinat de Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007, une réunion de crise s’est tenue à la Maison-Blanche et a réuni le vice-président Dick Cheney, Condoleeza Rice, les chefs du renseignement ainsi que Stephen Hadley, le responsable du Conseil national de sécurité. Au menu : l’aggravation de la menace terroriste au Pakistan et les risques de déstabilisation du pays. Au cours de cette rencontre plusieurs responsables ont insisté sur la nécessité de s’impliquer davantage militairement pour contrer les Talibans et Al Qaida. L’un d’eux a confié : « pendant des années nous nous sommes focalisés sur l’Afghanistan alors que les extrémistes, eux, prenaient pour cible prioritaire le Pakistan. » Lors de deux autres rencontres au cours des jours suivants, en présence cette fois de Georges W. Bush, l’envoi de forces spéciales, notamment de la CIA, dans les zones tribales pour contrebalancer l’inertie de l’armée pakistanaise et traquer les dirigeants d’Al Quaeda a été évoqué. Une solution écartée en raison du refus d’Islamabad.

Double jeu pakistanais

A l’heure actuelle les Etats-Unis n’ont que cinquante soldats stationnés sur le sol pakistanais et assistent impuissant à la dégradation de la situation. L’ISI, le puissant service secret militaire a perdu tout contrôle sur des réseaux entiers de militants islamistes radicaux, proches des talibans ou d’Al Qaida. Un officier de l’ISI responsable de l’un de ces réseaux a confié « nous les avons endoctriné en leur disant qu’ils iraient au Paradis en cas d’attentat. Ils nous ont cru mais désormais, c’est contre nous qu’ils agissent. » Pire, de nombreux cadres de l’ISI sont soupçonnés d’être passés dans le camp des islamistes et de continuer à les protéger et à les renseigner. Pour un responsable du renseignement américain, cette dérive est le résultat du « double jeu » pratiqué par Musharaff et l’ISI. « Ils prétendaient coopérer avec nous pour traquer les membres d’Al Qaida et les talibans, alors qu’en réalité ils les ménageaient et les gardaient en réserve. »

Attentats en série

Un autre fait alarme désormais la communauté du renseignement américain : plusieurs attentats soigneusement ciblés ont récemment visé l’ISI et l’armement nucléaire pakistanais. Par exemple, un bus dépourvu de toute immatriculation, assurant le transport d’employés travaillant au quartier général de l’ISI, a été frappé par la bombe d’un kamikaze. Bilan : 25 morts. Quelques semaines plus tard, un autre bus a explosé alors qu’il allait pénétrer au siège de l’ISI, pourtant soigneusement gardé. Six membres d’un réseau d’Al Qaida, tous pakistanais, ont été arrêtés récemment alors qu’ils préparaient des attentats contre des cibles militaires. Leur chef était un ancien major de l’armée qui avait organisé, le 1er novembre 2007, une attaque suicide contre un bus militaire, dans la ville de Sarghoda où sont stockées les armes nucléaires pakistanaises.

La stratégie de Ben Laden

La stratégie d’Oussama Ben Laden s’articule depuis toujours autour de deux cibles : la péninsule arabique et notamment sa bête noire, l’Arabie Saoudite, dont les réserves en pétrole pourraient devenir demain une arme imparable envers l’occident ; et le Pakistan où l’ISI l’a toujours soutenu. Un pays précieux à ses yeux, puisqu’il demeure la seule puissance nucléaire du monde musulman, et qu’il s’emploie désormais à déstabiliser, mettant à profit l’aveuglement persistant des Etats-Unis et le fascinant état de déni dans lequel Musharaff et ses proches paraissent plongés face à cette montée de l’extrémisme.

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Lundi 21 janvier 2008

Les besoins énergétiques rendent parfois obsolètes les positions idéologiques. Téhéran a longtemps été copropriétaire avec Israël d’un pipeline qui acheminait la principale source de revenus de l’Iran.

"Faites ce que je dis mais pas ce que je fais."
Cet adage illustre le fossé qui existe souvent entre les intérêts économiques et les positions politiques. En 1973, lors du premier "choc pétrolier", un embargo avait été décrété par les pays arabes producteurs de pétrole afin d’obtenir de l’occident, et plus particulièrement des États-Unis, qu’il exerce des pressions sur Israël. Cet embargo fut battu en brèche… par l’URSS. Moscou, qui appuyait pourtant officiellement l’initiative des pays arabes, importa alors du pétrole provenant de "concessions" nationalisées par son allié irakien et revendit le fruit de "cette victoire anti-impérialiste"… aux États-Unis.

Pour que ce réalisme commercial interfère peu avec les principes politiques, le pétrole irakien est d’abord acheminé en Roumanie, seul pays d’Europe de l’Est à conserver des relations diplomatiques avec Israël, puis revendu aux États-Unis par le biais d’une société commerciale soviétique. En fait, les réalités de l’interdépendance rendent parfois obsolètes les positions idéologiques.

Les pipelines, ces veines jugulaires indispensables à la survie économique des États, en sont une excellente illustration. Dans les années 70-80, le dictateur communiste roumain Nicolas Ceausescu avait imprimé un cours original à la diplomatie roumaine : il entretenait des relations étroites avec Israël ainsi qu’avec l’Iran du Shah, deux pays vilipendés par Moscou et ses alliés. Une attitude qui allait lui permettre de retirer de substantiels bénéfices.

La Roumanie importa de grandes quantités de pétrole iranien en partie à travers un pipeline construit par Israël. Des livraisons qui se poursuivirent alors que la guerre Iran-Irak battait son plein. L’actuel président iranien qui propose de rayer Israël de la carte cache soigneusement cette réalité à son opinion : Téhéran était copropriétaire avec Israël d’un pipeline qui acheminait la principale source de revenus du pays.


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Mardi 16 janvier 2008

Alors que le président Bush parade en Arabie Saoudite, en Irak, mais aussi au Liban et au Pakistan, l’administration américaine témoigne d’un aveuglement croissant et fait le choix du pire…

L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad a été profondément ébranlée, au début de l’année 2007, par les rapports des services de renseignements américains et irakiens. Des documents saisis ont révélé que les Forces d’al-Qods (l’unité des gardiens de la Révolution iranienne entre autres spécialisée dans les opérations terroristes et de guérilla) soutiennent désormais à la fois des groupes chiites et leurs adversaires sunnites en Irak. Les membres d’al-Qods coopèrent avec les réseaux d’al-Qaida et d’Ansar al-Sunna (groupe armé irakien) implantés en Irak. Cette stratégie iranienne vise à contrer l’éventuel soutien que les voisins sunnites de l’Irak pourraient apporter aux groupes rebelles.

Virage américain à 180 degrés

Les Américains prétendent avoir capturé le chef d’al-Qods, un commandant portant le nom de Chizani, dans un appartement appartenant à l’ayatollah Hakim ; l’un des principaux chefs chiites sur lequel compte George W. Bush pour créer une nouvelle coalition excluant le chef radical Moqtada al-Sadr. Cette alliance militaro-terroriste aurait été scellée à Téhéran et les groupes d’al-Qods, appliquant une stratégie de la tension, auraient coopéré avec les groupes sunnites qui attaquèrent et détruisirent la mosquée d’Or de Samarra, un des hauts lieux du chiisme.

Washington va alors faire le choix du pire ou le pire des choix et opérer, en mars 2007, un changement radical de stratégie. Le prince Bandar, l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington et intime du président américain, est l’artisan de ce virage à 180 degrés. Désormais, l’administration américaine se rallie à la ligne dure prônée par certains dirigeants saoudiens qui estiment que l’Iran représente en Irak un plus grand danger que les sunnites radicaux proches d’al-Qaida.

Un stratège nommé Bandar

Bandar bin Sultan se veut un stratège. En approuvant dans les années 1980 le financement des moudjahidin afghans et l’envoi de volontaires arabes pour lutter contre les Soviétiques, il avait fait naître Ben Laden et al-Qaida. Désormais, toujours unis, Washington et Riyad financent et arment huit mouvements extrémistes proches de l’organisation terroriste pour combattre l’influence iranienne. Pour l’administration Bush, ce soutien à des mouvements sunnites radicaux qui combattent les troupes américaines représente la négation de la lutte contre le terrorisme qu’elle prétend mener depuis 2001. Cette stratégie d’« endiguement » de l’Iran compromet également encore plus ses perspectives de victoire en Irak. Le Premier ministre irakien, Al-Maliki, s’est d’ailleurs inquiété de ce nouveau cours auprès des responsables américains en visite à Bagdad. « Sans obtenir de réponse claire », selon un de ses proches collaborateurs.

La nouvelle stratégie américaine, qui n’a jamais été reconnue officiellement par l’Administration, a vu son périmètre s’élargir à l’occasion de la visite au Pakistan, en février 2007, du vice-président Cheney. Une partie de ses entretiens avec le président Moucharaff, au palais présidentiel, a porté sur le financement et le soutien logistique au groupe Jundullah. Encadré par l’ISI, le service secret pakistanais, financé par les Saoudiens et supervisé par des hommes des Forces spéciales du Pentagone, ce gang tribal du Balûchistân, la province frontalière de l’Iran, a pour mission de kidnapper et d’assassiner des militaires iraniens.

Haine de l’Amérique à tous les étages

Ces « combattants de la liberté » ont été choisis par les Américains et les Pakistanais en raison de leurs états de service : activistes sunnites, ils combattaient en Afghanistan aux côtés des talibans, tout en se livrant parallèlement au trafic de drogue… Enfin, depuis la victoire du Hezbollah, que les néoconservateurs considéraient, avant septembre 2001, comme une organisation terroriste encore plus dangereuse qu’al-Qaida, le Liban est l’enjeu d’une guerre secrète. Pour contrer l’Iran et son allié libanais, l’Arabie Saoudite décide de soutenir le gouvernement à dominante sunnite de Fouad Siniora, l’argent transitant par les Américains. Entre juin 2006 et janvier 2007, les responsables gouvernementaux libanais reçoivent plus d’un milliard de dollars auxquels s’ajoutent 200 millions de dollars d’aide militaire, dont 40 millions consacrés à la sécurité intérieure. Il s’agit d’un jeu dangereux car les Saoudiens, les Etats-Unis et le gouvernement libanais financent également des groupes salafistes antichiites dont le principal dénominateur commun est la haine de l’Amérique.

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Emission du 22 janvier 2008

Thaïlande : prochaine formation du gouvernement. Comment expliquer l’actuelle confusion politique ?
Les premières élections générales organisées depuis le coup d’État de 2006 ont donné une large majorité au parti du Premier ministre Thaksin.
La volonté des militaires d’exclure ce milliardaire populiste de la vie politique est donc un échec total.
La Thaïlande qui avait connu auparavant dix coups d’État semblait avoir retrouvé une relative stabilité qui est aujourd’hui remise en cause.
Le parti de Thaksin (toujours en exil) est donc arrivé en tête, mais il doit faire alliance pour constituer un gouvernement.

Invité :
David Camroux.  Directeur du Centre Asie-Europe de Sciences Po,maître de conférences des Universités, rédacteur en chef adjoint du « Pacific Review » (Londres)et chercheur associé au CERI.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=59208

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88 minutes.
Vendredi 11 janvier 2008 à 22H15
" Affaires étrangères & Droits de l'Homme "

Caroline Ithurbide et Boris Ehrgott reçoivent ce soir Rama Yade. La secrétaire d'Etat auprès de du minsistre des Affaires étrangères, chargée des Droits de l'Homme, évoque son point de vue sur la situation actuelle de la France au sein de l'Europe et dans le concert des nations. Eric Laurent, auteur de «Bush, l'Iran et la Bombe», revient également sur la politique internationale de la France

Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, auteur de Noirs de France (Ed. Calmann-Lévy).

Guy Bedos, comédien-humoriste, one man show et film " Survivre avec les loups " de Véra Belmont (sortie le 16 janvier 2008).

Astrid Bétancourt, soeur d'Ingrid Betancourt, sénatrice otage des Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes.

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters Sans Frontières.

Eric Laurent, grand reporter, auteur de Bush, l'Iran et la bombe (Ed. Plon).


Rediffusion : dimanche 13 avril - Direct 8 02h00

http://direct8.directmedia.fr/programmes/programmation/88-minutes/0/88-minutes-37516.html


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