Emission du 19 novembre 2010
Sommet États-Unis-Europe : les dossiers clés.
Avant même son arrivée à la Maison Blanche, on estimait que Barack Obama serait moins proche de l'Europe que ses prédécesseurs. Il avait un tropisme asiatique et de par sa génération, il semblait
moins attaché à l'alliance traditionnelle entre l'Europe et les Etats-Unis.
Cependant, la montée en puissance de la Chine qui se pose en rival de son pays, les difficultés des militaires, notamment en Afghanistan, qui obligent à rechercher des appuis auprès des alliés
européens, ont infléchi cette position
On peut d'ailleurs supposer que cette option non européenne d'Obama a d'abord été construite par certains dirigeants européens eux-même, frustrés de voir le peu de cas que le Président américain
faisait d'eux. Car, à l'heure actuelle, les points de divergence entre l'Union européenne et les Etats-Unis sont quasi inexistants.
Invitée : Laurence Nardon, responsable du programme États-Unis à l'Ifri.
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Emission du 17 novembre
2010
Dans le contexte des élections locales et régionales, le pays se relève-t-il économiquement et socialement
?
Les élections locales en Grèce se sont déroulées sur fond de crise et de rigueur budgétaire. Le niveau d'abstention est demeuré élevé,
ce qui traduit la désaffection croissante de la population envers la classe politique.
Par ailleurs, l'application du plan de rigueur imposé par l'Union européenne se déroule dans un climat de résignation et de
désenchantement, à un moment où l'explosion des dettes publiques dans la zone €uro inquiète de plus en plus les marchés mondiaux.
Invité : Michel Sivignon, spécialiste de la Grèce et des Balkans,
professeur émérite à Paris Ouest Nanterre La Défense.
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Emission du 11 novembre 2010
La nécessité et les limites du G-20, à la veille du sommet de Séoul.
Invité : Benjamin Carton, économiste au Cepii et enseigne la macroéconomie internationale à l'ENSAE.
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Emission du 8 novembre 2010
Premières législatives depuis vingt ans : la portée des timides réformes cosmétiques de la junte au pouvoir.
Au moment où les élections générales se déroulent sous le contrôle de la junte, il est important de décrypter la nature des relations
entre le pouvoir birman et les cent trente minorités qui en composent la fédération.
Placé au pouvoir par l'occupant britannique, les birmans contrôlent seuls le pays depuis l'indépendance, même s'il faut nuancer cette
situation.
En effet, les réalités économiques et sociales modernes abolissent de plus en plus les anciens clivages. Face à une pauvreté
croissante, les birmans sont désormais frappées de plein fouet comme les autres minorités et émigrent eux-aussi massivement vers les pays voisins.
On voit même des travailleurs birmans aller dans les états Shan, situés à l'Est et constituant une des minorités longtemps opposée au
pouvoir central, pour y participer aux récoltes du thé.
Invitée : Alexandra de Mersan, anthropologue et spécialiste de la
Birmanie.
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Emission du 4 novembre 2010
Le report de la présidentielle peut-il contribuer à assainir la vie politique intérieure ?
La très récente décision de reporter les élections présidentielles rend encore plus complexe l'actuel jeu
politique nigérian. En effet, le dernier président élu (originaire du nord) étant décédé, le vice président originaire du sud lui a succédé comme président intérimaire.
Mais il semble désormais bien décidé à conserver le pouvoir et à se présenter à la prochaine élection.
Cette décision rompt le concensus tacite qui organisait une alternance systématique à la tête de l'état entre
dirigeants du nord et du sud.
Dans un état fédéral comme le Nigeria où les structures locales et régionales sont également extrêmement puissantes, il
s'agit d'un jeu complexe que se livrent les différentes parties...
Nigeria : les provinces ©motherlandnigeria
Nigeria : les zones dangereuses, selon le gouvernement français ©diplomatie.gouv
Invité : Philippe Sébille-Lopez, consultant au cabinet-conseil Géopolia.
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Emission du 21 octobre 2010
La communauté financière internationale et les marchés face au plan de réforme français et aux tensions sociales qui en
découlent.
La volonté de réforme affichée par la France a suscité une réaction surprenante de la part de Moody's, une
des principales agences mondiale de notation économique. Elle considère que le plan français est peut -être trop drastique et risque ainsi d'étouffer toute chance
de reprise...
C'est une analyse qui pourrait être appliquée aujourd'hui à l'ensemble de l'Europe où l'on voit, après de légers
frémissements en terme de reprise, que déjà se profilent à nouveau des risques de récession.
L'élément clef pour le marchés internationaux demeure sur le plan européen l'instabilité du couple des
dirigeants franco-allemands : on constate ainsi que ces deux pays, malgré un endettement déjà fortement élevé, peuvent continuer d'emprunter à des taux
d'intérêts toujours très bas.
Invité : Eric Heyer, directeur adjoint de l'Osce.
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Emission du 20 octobre 2010
Comment expliquer la très bonne santé de l’économie suisse ?
Les récents classements montrent clairement que la Suisse depuis deux ans se trouve en tête des classements mondiaux sur
la meilleure compétitivité mondiale.
Douze critères ont été retenus, notamment la transparence des institutitions, la bonne santé des
finances publiques, et la capacité à innover.
Grâce à un réseau de PME extrêmement performantes et surtout concentrées sur tous les secteurs clefs de
l'innovation et de la recherche, la confédération helvétique a parfaitement réussi à éviter les effets de la crise.
Par contraste, on voit que les Etats-Unis sont les grands perdants : il reculent de plusieurs places dan
ce classement, en raison de la mauvais gestion de leurs finances publiques.
Invitée : Esther Coquoz,
cheffe de la rubrique économique à la rédaction de la RSR.
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Emission du 14 octobre 2010
Visite du président iranien au Liban : la politique de Téhéran au Proche-Orient.
La visite du président iranien au Liban et son soutien appuyé au Hezbollah ne peut s'interpréter que dans le cadre plus large d'une
opération militaire israélienne qui serait menée contre les sites nucléaires iraniens et où le Hezbollah pourrait constituer une des lignes de front iraniennes.
Le règlement du conflit israélo palestinien, malgré les déclarations officielles de Téhéran, gênerait moins la république islamique que
sa perte d'influence au Liban.
Les autres dirigeants politiques libanais, souvent proches des monarchies du golfe Persique, voient évidemment avec inquiétude
cette solidarité renouvelée et réaffirmée par le président iranien à la principale composante politique du pays.
Liban : les communautés religieuses ©globalsecurity
Invitée : Basma Kodmani, directrice de l'Initiative Arabe de Réforme.
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