Emission du 14 juillet 2008.

Le Cambodge, pays oublié des commentateurs. Un éclairage sur la vie politique intérieure et sur la situation régionale.

Invité :
Jean-Louis Margolin.  Maître de conférences en histoire à l’université de Provence et directeur-adjoint de l’Institut pour la Recherche sur le Sud-Est asiatique (IRSEA-CNRS).

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Emission du 10 juillet 2008.

Peut-on parler d’une crise économique sévère dans les Pays baltes ?

Invitée
:
Céline Bayou.  Rédactrice en chef de Regard sur l’Est et rédactrice au Courrier des Pays de l’Est (Documentation Française).

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Emission du 8 juillet 2008.

La politique du Pakistan à l’égard du conflit afghan.

La situation politique tendue au Pakistan, démontre que les élections qui se sont déroulées n’ont pas permis de trouver un semblant de stabilité. Les tensions entre le président Musharaff et le gouvernement, sont exacerbées par les extrémistes proches des talibans ou d’Al Qaeda, qui semblent travailler à une déstabilisation du pays.
A l’arrière plan, l’enlisement militaire occidental dans l’Afghanistan voisin, montre à quel point la situation dans les deux pays continue d’être profondément liée.

Invité
:
Michel Pochoy.  Spécialiste de l’Afghanistan.
- Analyste indépendant de l’Asie du Sud.
- Ancien colonel de l’armée de l’air.
- Ancien responsable de l’Asie du Sud au Secrétariat général de la Défense nationale.

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Backchich.info
jeudi 3 juillet 2008

En Russie, le niveau des réserves pétrolières relève du secret d’État. Et pour cause ! Elles ont été sciemment surévaluées. Du coup, Moscou tente de profiter des gisements existant dans les pays d’Asie Centrale.

En 1956, le géologue américain King Hubbert avait prévu avec succès le pic pétrolier [1] des Etats-Unis pour 1970. Les mêmes projections appliquées à la Russie, deuxième producteur mondial, diagnostiquèrent le pic pétrolier en 1987. Le pronostic suscita à l’époque scepticisme et sourires condescendants. Aujourd’hui, la majorité des experts s’accorde à admettre que le montant des réserves russes est grossièrement exagéré, estimant qu’il faut diviser par deux les chiffres publiés.

Depuis trois ans, même les experts russes, longtemps adeptes du silence et de la langue de bois, commencent à tirer la sonnette d’alarme. Un rapport rédigé en 2005 par la branche sibérienne de l’Académie des sciences de Russie fut immédiatement classé par Vladimir Poutine. Il révélait que près de 60 % de toutes les réserves pourvues en Sibérie étaient au bord de l’épuisement. Depuis un décret promulgué par l’ex-président russe, les réserves pétrolières sont considérées comme relevant du secret d’État.

Poutine fait l’autruche

Pourtant les informations alarmantes se multiplient. Les nombreux gisements exploités depuis l’ère soviétique en Sibérie occidentale connaissent, depuis le début de l’année, une chute dramatique de leur production et sont considérés comme proches de l’épuisement. Le groupe pétrolier Lukoil a averti que la production pétrolière russe pourrait au mieux stagner et plus sûrement décliner dans les décennies à venir. Une fort mauvaise nouvelle pour les consommateurs occidentaux mais aussi pour Moscou qui a fait de l’énergie l’atout maître de sa diplomatie et de son influence restaurée. Vladimir Poutine, sans convaincre, s’efforce de réfuter ces informations. Pour continuer d’exister sur la scène internationale, le Kremlin, dont le potentiel industriel est à peine au niveau de celui de la Hollande, n’a que deux atouts : le pétrole et le gaz.

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En Russie, plus de pétrole mais de la vodka
© Nardo

Mais pour continuer d’approvisionner ses clients occidentaux, la Russie compte sur les gisements existants dans les pays d’Asie centrale. Au Turkménistan, déjà considéré comme une chasse gardée, mais aussi en Ouzbékistan et au Kazakhstan, le pouvoir russe et ses groupes énergétiques témoignent d’un activisme accru, renforçant les liens avec les régimes dictatoriaux en place, cherchant à prendre le contrôle de compagnies nationales. Cette stratégie politique se double d’une rivalité de clans. Le nouveau président russe, Medvedev était le président du géant gazier Gazprom dont la rivalité avec le groupe pétrolier Rosneft est notoire. Or, Rosneft est dirigé par le vice-premier ministre, Igor Sechin, dont l’adjoint au sein du groupe pétrolier, Sergeï Maryshkin, vient d’être nommé chef de l’administration présidentielle. Le poste que Sechin, le nouveau tsar de l’énergie, occupait justement auprès de Poutine lorsqu’il était président.

Pour lire Backchich :

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Emission du 1er juillet 2008.

Attaque d’une plate-forme pétrolière au Nigeria, départ de la Shell : conséquences pour l’industrie pétrolière et pour le pays.

Les tensions accrues dans le Sud du Nigeria et plus particulièrement dans la zone du Delta, où sont concentrées les exploitations pétrolières, suscitent une inquiétude croissante à l’étranger. En effet, les plateformes d’exploitation situées à 120 km des cotes ont été attaquées par les rebelles du mouvement, pour l’émancipation du Delta du Niger. Le premier producteur de pétrole d’Afrique se révèle en effet incapable de repartir équitablement cette manne auprès de la population et dans les Etats pétroliers où la pauvreté, la corruption et les dégâts environnementaux provoqués par les pétroliers créent un cocktail explosif, la situation devient de plus en plus tendue.



Invité : Philippe Sébille-Lopez.  Expert pétrolier, consultant en géopolitique des hydrocarbures et spécialiste du Nigeria.

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Emission du 26 juin 2008.

Sommet Union européenne-Russie : l’évolution des relations économiques.

Le sommet Union européenne-Russie a plusieurs dossiers à l’ordre du jour, dont l’approfondissement de l’accord-cadre, signé en 1994 et entré en application en 1997.
Dans cette période de tensions sur les prix et les marchés, l’énergie est également au cœur des discussions entre Moscou et l’Union européenne.
La création d’un consortium gazier entre la Russie et l’Allemagne, dirigé par l’ancien chancelier Schroeder, montre à quel point la logique des approvisionnements conduit à une alliance de fait entre l’Allemagne et la Russie. Ce qui fait grincer des dents dans plusieurs autre Etats européens, notamment en Pologne.

Invité :
Thomas Gomart.  - Dirige le programme Russie/Nei de l’Ifri depuis juillet 2004, enseigne à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr.
- En avril 2005, a créé la collection électronique Russie.Nei.Visions, disponible en trois langues (français, anglais, russe) sur le site de l'Ifri.

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http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=64365


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Emission du 24 juin 2008

Les conséquences de l’inflation sur les économies des pays en voie de développement.


Le phénomène de la hausse sensible de l’inflation, qui se répercute à la fois dans les économies des pays industrialisés, et dans celles en voie de développement, peut avoir des conséquences importantes sur le rythme et l’évolution de la croissance. On voit que les stratégies de la FED américaine et de la Banque centrale européenne obéissent à des logiques différentes : l’économie américaine est au bord de la récession, celle de l’Union européenne résiste mieux.

Pour des géants économiques comme la Chine, la hausse de l’inflation devient un véritable problème, alors que Pékin souhaitait substituer progressivement la consommation intérieure comme relais à sa politique actuelle d’exportations.

Invité :
Anton Brender.  Economiste, professeur associé à l'université de Paris-IX Dauphine.

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http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=64187


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Emission du 17 juin 2008

Comment expliquer l’impopularité du président et les manifestations populaires contre les États-Unis ?

Cent jours après son entrée en fonction, le président sud-coréen connaît une chute de popularité sans précédent dans l’histoire du pays. Des tensions internes mais aussi un conflit commercial avec les États-Unis exacerbe cette situation. Les effets de la crise mondiale, notamment le renchérissement du pétrole et la hausse de l’inflation, réduisent encore la marge de manœuvre du chef de l’État coréen, qui doit affronter des manifestations populaires de plus en plus importantes.

Invitée :
Marie-Orange Rivé-Lasan.  Spécialiste de l'Asie Orientale contemporaine, diplômée des Langues’ O est aussi historienne, formée à l'EHESS à Paris. Son domaine de prédilection est la péninsule coréenne : histoire sociale et politique des élites sud-coréenne, histoire de la mobilisation des réseaux de relations liés au pouvoir, ou histoire très contemporaine des évolutions de la démocratisation en Corée du Sud, sont autant de sujets de sa recherche et s'ajoutent à ses travaux en cours sur la société rurale nord-coréenne. En lien avec le Centre de recherche sur la Corée de l'EHESS, elle est aussi en relation avec le CERI à Sciences Po.
 La Corée du Nord et la Corée du Sud vus par satellite

Pour écouter l'émission sur France Culture :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/fiche.php?diffusion_id=64140


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