Emission du 15 octobre 2008

Législatives au Canada (le 14/10) : l’évolution de l’échiquier politique intérieur.
Les élections générales du Canada sont marquées par un scrutin serré. Le gouvernement minoritaire conservateur au pouvoir tente d’obtenir une majorité, mais la différence dans les sondages avec son rival libéral n’est que de 4 points.
La crise financière handicape indiscutablement le gouvernement sortant. L’Ontario et le Québec seront probablement les États clés où se jouera l’issue des élections.

Invitée : Manon Globensky.  Correspondante de Radio Canada à Paris.

Pour écouter l'émission sur France Culture : link

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Emission du 14 septembre 2008

La crise économique et financière vue des pays émergents.
La crise financière a révélé l’insertion des principales économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine), dans l’économie mondiale mais également la solidité de la plupart de ces économies à l’exception de la Russie, face à l’effondrement des bourses occidentales et du système bancaire américain. La leçon de 1997 où l’Asie avait été déstabilisée par les retraits massifs de capitaux, a été tirée : désormais des pays émergents possèdent des réserves conséquentes, qui ont joué un rôle primordial afin d’atténuer l’effet de la crise.


Invité : Jérôme Sgard.  Chercheur au CEPII et professeur associé à l'Université de Paris –Dauphine.

Pour écouter l'émission sur France Culture : link

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Emission du 10 octobre 2008

L’économie indienne : des réussites incontestables, des vulnérabilités notables.

À l’opposé de son rival chinois, l’économie indienne est beaucoup moins ouverte au monde extérieur. Plus de 60% de sa production est destinée au marché interne. L’Inde n’a pas choisi comme la Chine d’être l’atelier du monde, mais son développement dans le secteur des hautes technologies lui permet de détenir une place enviable avec 9% de croissance cette année. New Delhi fait mentir tous les pronostics alarmistes sur les difficultés que rencontrera l’essor économique face à l’absence d’infrastructures suffisantes. Mais dans un environnement de plus en plus incertain, l’Inde devrait traverser également une zone de grandes turbulences.


Le siège d'INFOSYS à Mysore, en Inde

Invité : Jean-Joseph Boillot.  Professeur agrégé de sciences sociales et docteur en économie, est co-président de Euro-India Economic Group (EIEBG).

Pour écouter l'émission sur France Cuture :
link

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Rencontre avec Eric Laurent.

Rendez-vous le mardi 7 octobre 2008 à 17H30
FNAC PARIS -  Italie 2
Forum rencontre


Renseignements :
Service communication
Centre commercial Italie 2
30, avenue d'Italie
75013 Paris
Téléphone : 0825 020 020 (0.15€ TTC/min)
Télécopie : 01 58 10 30 70
E-Mail : Italie2@fnac.tm.fr

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Emission du 1er octobre 2008

Demande par la Cour pénale internationale de l’inculpation pour génocide du président soudanais : les divergences entre le procureur et la France.


 © amnesty.fr

La décision prise en juillet dernier par le procureur de la Cour pénale internationale, d’inculper le président soudanais pour génocide au Darfour, a créé un imbroglio juridique.
En effet, la France et la Grande Bretagne souhaitent que ces poursuites soient suspendues pour un an, en échange de concessions accordées par le régime de Khartoum.
L’inculpation du président soudanais ne favorise pas la reprise du dialogue avec les rebelles du Sud.

Invité : Christian Delmet.  Chercheur au CNRS.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
link



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Backchich.info
lundi 29 septembre 2008

Après les dix soldats morts le 18 août dernier, quatre soldats français du 8e RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) ont été blessés en Afghanistan ce samedi 27 septembre, lors d’un accrochage avec des talibans. Si l’Afghanistan semble aujourd’hui devenir un piège pour les forces de l’OTAN, c’est en grande partie dû au fait que les gouvernements occidentaux ont d’abord dramatiquement sous évalué la gravité de la situation sur le terrain, puis ensuite se sont mentis à eux-mêmes et ont désinformé leurs opinions. L’enchaînement des faits est éloquent.


Pour le maintien des troupes en Afghanistan

Le 22 septembre, l’Assemblée nationale et le Sénat votaient majoritairement pour le maintien des troupes françaises en Afghanistan

© Pakman


Le 8 août 2003, l’Alliance Atlantique prend le commandement de l’ISAF, dont les troupes sont autorisées, par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, à se déployer au-delà du périmètre de la capitale afghane, Kaboul. L’envoi des troupes en Afghanistan est laborieux et, en coulisses, donnera lieu à de sévères empoignades comme à des négociations interminables. En effet, l’OTAN ne possède ni budget, ni troupes, ni matériel, et chaque Etat membre, dont le budget défense est dramatiquement réduit, répugne à faire les efforts nécessaires. Illustration de cette situation : durant les six premiers mois de l’année 2004, le secrétaire général de l’OTAN et le commandant en chef de ses forces, le général James Jones, ne réussiront pas à obtenir l’envoi de trois hélicoptères pour Kaboul et les provinces environnantes.

Les pays membres de l’Alliance n’acheminent pas assez de troupes ni d’équipements. Surtout, les responsables politiques se voilent la face et mentent en affirmant que les militaires déployés ne sont envoyés que pour des missions de maintien de la paix ou pour assurer la reconstruction du pays. La menace talibane n’est pas une seule fois évoquée. A la fin de l’année 2004, les Etats-Unis, confrontés à des difficultés croissantes en Irak, demandent à l’OTAN d’accroître son engagement en Afghanistan, pour permettre le retrait de troupes américaines.

En février 2005, une réunion des ministres de la défense de l’OTAN se tient à Nice. A l’ordre du jour : la création d’un commandement unifié qui coifferait les forces de l’OTAN et les troupes américaines de l’opération « Enduring Freedom » présentes sur le terrain et engagées dans la chasse aux terroristes. Plusieurs pays dont la France et l’Allemagne refusent. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, déclare : « L’OTAN n’est pas équipée pour mener des opérations de contre-terrorisme. »

« Pas un seul satellite espion »

Combattre les talibans et Al Qaïda n’est alors même pas envisagé. Le commandant en chef de l’OTAN, le général Jones, qualifie de « cancer opérationnel » la liste, interminable, des restrictions imposées par les Etats membres à l’engagement de leurs troupes : certaines ne doivent pas attaquer les talibans, d’autres ne sont pas autorisées à éradiquer les champs de pavot, ou à stopper des convois de trafiquants d’opium. Dans le sud de l’Afghanistan, fief des talibans, qui est devenu une véritable zone de guerre, dès 2003, l’OTAN est incapable d’élaborer une stratégie de contre-insurrection. Canadiens, Britanniques et Hollandais sont engagés dans des affrontements soigneusement minimisés par les responsables politiques de leur pays, pour éviter la montée de la contestation dans l’opinion. Cette attitude de cynisme et de déni atteint des sommets en avril 2006, lorsque le ministre britannique de la Défense, John Reid, déclare : « Nous serions parfaitement heureux de repartir (d’Afghanistan) dans 3 ans, sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. »

Sur le terrain, au niveau de la collecte du renseignement, l’impréparation et la sous-estimation du danger, sont impressionnantes. Entre 2002 et 2005, le renseignement américain a totalement fait l’impasse sur l’Afghanistan, devenu un véritable trou noir en matière de collecte d’informations ; pas un seul satellite espion, braqué sur l’Irak, n’a été utilisé pour surveiller le sud du pays, à proximité de la frontière pakistanaise, où forces talibanes et troupes d’Al Qaïda sont concentrées.

Double jeu pakistanais

Au début de l’année 2006, les rapports des renseignements de l’OTAN estiment à 300 le nombre de talibans opérant dans le sud et à 2 000 le total des combattants islamiques à travers le pays, une sous-évaluation qui va être lourde de conséquences. A la fin de l’été 2006, les talibans lanceront une vaste offensive pour prendre le contrôle de Kandahar, la grande ville du sud, ancien fief du mollah Omar. Les combats dureront jusqu’au 17 septembre et opposeront 2 300 Américains, 2 200 Canadiens et 3 300 Britanniques à des milliers de talibans et combattants d’Al Qaïda, remarquablement armés, entraînés et organisés. Selon l’OTAN, dans les combats à proximité de Kandahar, les talibans ont tiré plus de 400 000 munitions. Beaucoup ont échappé à la capture en s’enfuyant au Pakistan voisin.

Tous les renseignements obtenus révèlent le rôle central joué par Islamabad, qui sert de sanctuaire aux insurgés. Les chefs talibans sont installés à Qetta, une ville pakistanaise proche de la frontière. Avec l’aide des puissants services secrets pakistanais, l’ISI, les talibans et Al Qaïda ont installé dans les zones tribales, à la frontière pakistano-afghane, de petites fabriques d’armement. Les armes sont conçues ou montées du côté pakistanais par des membres des tribus vivant dans la zone, puis l’ISI les achemine jusqu’aux talibans qui les transportent jusqu’en Afghanistan, où elles sont assemblées. En privé, les responsables politiques membres de l’Alliance Atlantique, critiquent violemment le Pakistan. En public, pas un mot de réprobation ne filtre. Washington a clairement répété à ses alliés qu’il ne voulait pas affaiblir la position du Président Musharaff. Tony Blair, lui, refusera même de mettre en cause l’ISI au motif, confie-t-il en privé « que les services pakistanais nous aident, dans la lutte contre les réseaux terroristes en Grande-Bretagne ». En feignant d’ignorer que ces services pakistanais sont les relais les plus actifs du terrorisme au Pakistan, mais aussi parfois en Europe.


Pour lire Backchich :

link

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Emission du 25 septembre 2008

La Biélorussie, dans l’optique des législatives : un régime atypique dans l’ancien espace soviétique.

Invité :
Alexandra Goujon.  Maître de conférences à l’université de Bourgogne et à l’IEP de Paris.

Pour écouter l'émission sur France Culture : link

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Emission du 22 septembre 2008

D’un premier ministre l’autre. Le Japon retourne-t-il aux instabilités politiques des années 90 ?
Le départ du Premier ministre Fukuda ouvre une nouvelle ère d’instabilités dans la vie politique japonaise. Celui-ci quitte le pouvoir au bout d’un an exactement, comme son prédécesseur Monsieur Abe.
Hormis la remarquable stabilité de l’ex-Premier ministre Koizumi, plus de 5 années en fonction, 8 Premiers ministres se sont succédé au cours des années qui ont précédé.
Le choix de son successeur semble s’orienter vers l’ancien ministre des Affaires étrangères, Monsieur Aso, considéré comme un «faucon».


 © Daphné Abgrall / RF

Invité : Jean-Marie Bouissou.  Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm) et agrégé d’histoire.
Il est membre du comité de rédaction des revues The Pacific Review, Pacific Affairs, The Open Political Science Journal, et co-rédacteur en chef de Critique internationale
Spécialiste du Japon contemporain, il est responsable pédagogique de l’European Training Programme Japan, membre fondateur de l’Association franco-japonaise de science politique et fondateur du Manga : http://www.ceri-sciences-po.org/themes/manga/index.php.

Pour écouter l'émission sur France Culture :
link


Voir les 0 commentaires
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés