Paru le 27 février 2013

 

La-conspiration-Wao-Yen-(3)

Article du 16 avril 2014 : link



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  Un article de Julie Malaure dans le magazine Le Point du 7 mars 2013 :

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02 mars 2013 sur BFM

Interview d'Eric Laurent pour la présentation de sa fiction politique 

"La Conspiration Wao Yen" :

 

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INTERVIEW - L'écrivain et journaliste Eric Laurent, qui présentait dimanche à Calvi son enquête sur les délocalisations, ne croit pas au projet d'Arnaud Montebourg

Son livre Le Scandale des délocalisations est sorti il y a plus d'un an, mais il continue à faire parler de lui. Dimanche soir, c'est dans une salle pleine à craquer que le journaliste Eric Laurent répondait aux questions des participants du Festival du vent, à Calvi. 

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, multiplie les déclarations contre les délocalisations. Peut-il mettre un frein à la désindustrialisation de la France?

La stratégie de ligne Maginot de Montebourg ne fonctionnera pas. Pas plus que son idée de rayon "Made in France". Aux Etats-Unis, un journaliste a tenté une expérience : n'acheter que des produits Made In USA (ici, l'expérience quasi-similaire d'une mère américaine). Ce qu'il a découvert, c'est un parcours d'obstacles insurmontables. Au bout de trois mois, il a jeté l'éponge. Il faut être honnête. Avec la mondialisation, il n'y a plus de produit dont tous les composants viennent d'un même pays. Sur ce sujet, Montebourg fait de la démagogie.

 

Suite de l'article : link


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Une rencontre animée par Claude-Marie Vadrot. Dimanche 28 octobre 2012,

à 17h30, Chez Tao (Calvi, Festival du vent).

 

A l’époque, Arnaud Montebourg ne posait pas en marinière pour vanter le "Fabriqué en France". A l’époque, en revanche, le péril s’appelait déjà Chine, voire Inde. L’époque, c’est début 2011, date à laquelle Eric Laurent sortait son enquête choc Le Scandale des délocalisations (Editions Plon).

L’ancien grand reporter de Radio France s’est fait une spécialité des enquêtes fleuves, avec une prédilection pour le côté sombre de l’actu (La face cachée des banques, La face cachée du pétrole). Dans Le Scandale des délocalisations, il s’attaque à un sujet placé sous les spots des médias et des politiques mais dont les rouages semblent méconnus.

"Chaque année, entre 400 et 500 000 emplois américains partent vers des pays à bas coûts, écrit Eric Laurent. La France n’est pas davantage épargnée. Entre 1997 et 2002, les principaux groupes cotés au CAC ont fait passer la part des emplois, sur le territoire national, de 50 % à 32 % de leurs effectifs totaux. Une tendance qui s’est encore accélérée au cours des années suivantes."

Derrière cet exode, se cachent deux sirènes, l’Inde et la Chine, dont le chant aguicheur a fait céder les chefs d’entreprise occidentaux. Contre la promesse d’une main-d’œuvre bon marché, ces deux géants ont obtenu le transfert du savoir faire américain et européen. "Je suis convaincu, assure l’auteur, que les délocalisations, et c’est ce qui rend ce phénomène particulièrement dangereux, ne sont pas le résultat des forces du marché. En réalité, les entreprises occidentales sont manipulées par les gouvernements des pays émergents."

Si les passages du livre sur la menace asiatique tiennent parfois plus de l’excellente note de veille que de l’enquête, les trouvailles d’Eric Laurent sur l’utilisation du Fond stratégique d'investissement créé en 2008 viennent, elles, éclairer d’un jour nouveau les errements des décideurs de l’époque face aux délocalisations. Le FSI "semblait offrir toutes les garanties d’impartialité. Une illusion vite dissipée par l’incroyable cynisme affiché par ses dirigeants", résume l’auteur qui appuie son discours sur le sort de l'usine de Trèves.

L’année et demie qui s’est écoulée depuis la parution du "Scandale des délocalisations" a connu son lot de fermetures d’usine française et de délocalisations plus ou moins déguisées, sans que rien ne semble pouvoir endiguer le flot. "Les délocalisations sont un phénomène soustrait aux regards et à l’indignation de l’opinion, un événement majeur totalement escamoté", estime l’auteur. S’il ne devait rester qu’une bonne raison pour lire ce livre, ce serait certainement celle-ci.

 

Lire l'article : link


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Les réserves mondiales de pétrole et de gaz connaîtront dans les prochaines années une baisse marquée et constante. 

 

Pour répondre aux besoins mondiaux, la production quotidienne actuelle d'environ 90 millions de barils/jour devra connaître une augmentation de 40 millions de barils/jour, soit l'équivalent de ce que fourniraient quatre "nouvelles Arabie saoudite".   C'est évidemment inenvisageable.  

 

L'accélération des recherches et des investissements technologiques conduit inexorablement à une hausse constante et progressivement de plus en plus forte des prix du pétrole...

 

 

Invité : Nicolas Sarkis directeur du Centre arabe d’études pétrolières.

 

Pour écouter l'émission "Les Enjeux internationaux" :

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  Mercredi 7 mars 2012 - Article de Régis Soubrouillard, Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales

 

 

Surnommé le roi des pauvres, lors de son accession au pouvoir, grâce à ses nouveaux conseillers Mohammed VI a mis au point une véritable machine à cash, faisant main basse sur tous les marchés du pays grâce à sa holding royale. Plus riche que l'émir du Qatar, le roi du maroc règne sur un pays qui pointe à la 126ème place mondiale du point de vue du développement humain, dont il a fait sa pompe à finances. Dans «le Roi prédateur», les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent démontent le mécanisme de ce business royal.

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(Mohammed VI - NIVIERE/SIPA)

 

Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles que lui offre son sous-sol sont infiniment moindres que celles de l'émir, tout juste quelques « espoirs pétroliers » et des mines d’or. Sa fortune personnelle a pourtant doublé en 5 ans. Le budget de fonctionnement du « Palais » est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible à celui de la France.

Il s'est relativement bien sorti, en comparaison de ses « confrères », des bouleversements politiques qui ont frappé le monde arabe. Mohamed VI, que l’on surnomme « M6 », ne connaît pas la crise financière. En revanche, il règne sur un pays classé 126ème (sur 177) du point de vue du développement humain. Plus de 5 millions d’habitants du royaume vivent avec moins de 1 euro par jour et son taux de pauvreté dépasse les 18% !

Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent ont consacré leur dernière enquête à ce « Roi prédateur », tant il a fait de son royaume sa holding personnelle. Le livre fait l'impasse, on pourra le regretter, sur le bilan politique de Sa Majesté, pour faire le point sur son bilan financier. Globalement très positif ! En moins de dix ans de règne M6 s’est livré, selon les auteurs à  « une sorte de holp-up à l’encontre de l’économie de son pays ». Un véritable coup d’état économique, que son père Hassan II, connu pour son autoritarisme, qui était aussi un habile politique et un homme d’affaires averti  n’avait pas su ou pu réaliser.

Les auteurs décrivent un véritable « village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales ». Car le bas-peuple doit tout ignorer du niveau de fortune du roi: le numéro de Forbes qui révélait son niveau de fortune (1,8 milliards d’euros) a été interdit sur le territoire marocain.

Le TGV marocain payé par les contribuables français !

Mis en cause lors des manifestations à travers ses collaborateurs les plus proches, M6 a senti le vent de l’opinion tourner. Et c’est pour mieux asseoir son règne qu’il a su concéder certaines réformes, très relatives. Le « makhzen » qui désigne l’appareil d’état a été réformé mais il est toujours en place et demeure une « une mine à ciel ouvert, un monde où le sens de l'intérêt général et l'intérêt national n'existe pas ».

Le souverain perçoit un salaire royal mensuel de 40.000 dollars, auquel s’ajoute 2,5 millions d’euros par an pour la famille proche, et 31 millions d’euros de subventions répartis selon son bon vouloir : « une somme dont l’usage échappe naturellement à tout contrôle, mais on sait qu’au temps d’Hassan II, elle servait de caisse noire pour s’assurer les faveurs de certaines personnalités politiques, marocaines ou étrangères et récompenser pour sa fidélité l’étrange tribu française des « amis du Maroc », composée de journalistes, d’académiciens d’avocats et d’anciens responsables des services de renseignements…». Ces hôtes le lui rendent bien. Hassan II qui voulait intervenir à la télé française se fera inviter –à sa demande- à l’émission « 7 sur 7 » sur un simple coup fil à Bouygues…

Passons sur ses innombrables voitures de luxe, ses jets, ses tableaux, son festival royal subventionné par le royaume, ses « frais » vestimentaires qui s’élèvent à 2 millions d’euros par an, les immenses palais rénovés ou édifiés par son père pour des centaines de millions de dollars où il ne passait parfois que quelques heures.

A l’absolutisme politique teinté de terreur d’Hassan II a ainsi succédé, avec Mohammed VI, un système de confiscation organisé et légalisé. Où plutôt même au dessus des lois. Tout ce qu’il dépense dispendieusement ou « donne » au peuple lors de ses déplacements sort des poches de l’Etat et tout ce que dépense Sa Majesté est payé par le peuple à travers l’impôt. L’Etat subventionne même les entreprises du roi. Chaque jour le peuple enrichit Sa Majesté. Un système gagnant-gagnant à sens unique.

Autre exemple avec le « TGV marocain», marché remporté par la France, en compensation du fiasco sur le Rafale,  considéré comme un caprice royal que l’Agence Française pour le Développement a financé à 50%. Ainsi, le TGV marocain aura coûté 1 milliard aux contribuables français !

 

Une puissance politique qui fait main basse sur le domaine économique

A mesure, que la génération Mohammed VI s’affirme au pouvoir, écartant, les conseillers d’Hassan II, naît la « Monarchie des copains et coquins» où la compétence ne se révèle pas toujours un critère déterminant pour accéder aux entrailles du royaume.

Quand la holding royale (ONA) bat de l’aile, plusieurs dirigeants se succèderont à sa tête. Les nouveaux conseillers du roi, le duo Mahidi-Bouhemou concocte la stratégie des « champions nationaux » : des entreprises en situation de monopole ou quasi-monopole dont le roi est actionnaire. L’épreuve de force  est engagée avec les anciens partenaires, Axa, Danone et Auchan etc. Chacun revendra ses parts royales ou quittera le Maroc, laissant le Roi régner sur les marchés de l’assurance, les télécoms, l’agro-alimentaire, l’immobilier, l’énergie et la distribution. Ce dernier représente aujourd’hui 25% du chiffre d’affaires de l’ONA. Le Maroc devient la machine à cash du roi : « Une pieuvre royale » envisagée « comme le moyen d’asseoir une puissance politique qui, absolutisme monarchique oblige, s’exprimait jusque dans le domaine économique » écrivent les auteurs. 

Ce n’est rien à côté du racket social auquel se livrera M6 avec la Caisse de dépôt et de gestion qui gère les retraites de millions de Marocains. Par quelques entourloupes financières détaillée dans le livre, le Roi a fait une OPA sur l’institution qui participe désormais au financement des projets royaux.

Prédations , pressions, intrigues, courtisaneries, excès, corruption délits d’initiés présumés, les exemples sont légion.
Le nouveau roi a mis au point un régime aux conditions très avantageuses pour la couronne : une forte  capacité à mâter le peuple pour éviter toute révolte et un royaume entièrement tourné vers le développement de la fortune royale. Une monarchie « néo-féodale » dont M6 profite chaque jour.
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