Emission du 5 janvier 2012

 

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Les tensions politiques s'exacerbent en Afrique du Sud au sein de l'ANC, le parti qui domine la vie politique depuis la fin de l'apartheid.

Le responsable des jeunes du parti a opté pour une voie populiste et critique très violemment la politique économique de l'actuel président, Jacob Zuma. Il agit sur un terreau favorable, puisque le chômage dans la population noire ne cesse de croître et que la nouvelle répartition des terres, promise depuis des années, est un projet qui reste encore au point mort.

Certains éléments radicaux à la tête de l'ANC prônent d'ailleurs une voie zimbabwéenne qui passe par une nationalisation radicale de toutes les terres appartenant aux fermiers blancs.

 

Invité : Philippe Gervais-Lambony est maître de conférences au département de géographie de l'université de Paris X-Nanterre.

 

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Emission du 27 décembre 2011

 

Quelques remarques, d’abord, sur le scrutin, avant d’évaluer les dissensions entre républicains.
La présidentielle américaine présente des caractéristiques indiscutables.
D’abord, les deux grands partis politiques sont des « machines électorales » dont les programmes ne sont guère structurés voire apparents, ajouté au fait que les notions de droite et de gauche ne sont guère pertinentes quand on les compare.
Les candidats le sont d’abord à la candidature, au travers d’un long parcours du combattant (caucus ou primaires), dont l’apogée est le fameux « super mardi » (engageant onze états), qui aura lieu le 6 mars prochain.

 

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Ensuite, les impétrants illustrent souvent des inexpériences remarquables, a fortiori à l’international (Ronald Reagan, Bush fils, même Clinton à ses débuts…).

Enfin, les législatives se tiennent le même jour (élection ou réélection des représentants, tiers des sénateurs).

Jusqu’à une époque récente, l’abstention à la présidentielle était importante.

 

Invité : Eduardo Cué est un journaliste et expert américain vivant à Paris.

 

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Emission du 7 octobre 2011

Nigéria : le Nord et le Sud s'affrontent.

Les élections générales qui se sont déroulées au printemps ont été marquées par une relative transparence.

On peut même dire que, sauf pour quelques exceptions spécifiques, les résultats ne sont pas contestables.

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L'homme fort du pays, l'ancien président Obasanjo, continue dans les coulisses de tirer les ficelles du pouvoir. Il a ainsi réussi à prolonger le mandat du président intérimaire, un homme du sud, alors que, selon la permutation habituellement respectée, celui-ci aurait dû céder sa place à un candidat venant du nord du pays.

 

L'argent du pétrole a également permis d'acheter temporairement la passivité du mouvement de guérilla agissant dans le delta, qui sabote régulièrement les installations pétrolières pour protester contre la mauvaise répartition des royalties, insistant notamment sur la pauvreté qui règne encore dans la zone où sont extraits les deux-tiers du pétrole nigérien.

 

 

Invité : Philippe Sébille Lopez est spécialiste des hydrocarbures.

 

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Emission du 6 octobre 2011

 

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Le report du procès des principaux dirigeants khmer rouges souligne la persistance de l'ambigüité de la situation politique qui prévaut au Cambodge.

 

L'homme fort du pays, le primer ministre Hunsen, est lui-même un ancien khmer, comme le sont également de nombreux autres cadres et responsables politiques...

 

Personne n'a intérêt à se que le passé soit évoqué et ce tabou pèse lourdement sur la psychologie de la population.

 

Peuple à la recherche permanente de son identité, les cambodgiens entretiennent également des relations conflictuelles avec leurs principaux voisins, la Thaïlande et le Vietnam.

 

Invité : Jean-Louis Margolin est maître de conférences à l'université de Provence Aix-Marseille.

 

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Article écrit par Bernard GENSANE.


Ce livre remarquable est bien la preuve que, pour l’hyperbourgeoisie, la crise n’est pas le problème, c’est la solution.

Éric Laurent n’appartient pas à la gauche. Il est parfois complaisant (voir ses livres sur Hassan II ou Konan Bédié). Mais dans le métier, on dit de lui qu’il est un “ journaliste d’investigation ”, c’est-à-dire … un journaliste. Un vrai.

Sa dénonciation des délocalisations, par les patronats étatsunien et français en particulier, est puissamment documentée et offre une mise en perspective exceptionnelle de ce problème économique, social et humain. Les capitalistes occidentaux ont cru qu’en délocalisant ils allaient se servir de la Chine ou de l’Inde en qui ils ne voyaient que des pays tout juste bons à fabriquer des t-shirts ou des jouets à deux balles. Ils comprennent désormais que ces pays dits “ émergents ” se servent d’eux. Même Wal-Mart, cet immense empire de la distribution qui avait fait plier les gouvernements étatsuniens successifs, est désormais soumis aux logiques industrielle et commerciale des Chinois (l’auteur consacre un chapitre édifiant aux ravages que l’entreprise des Walton a commis dans la société étatsunienne). Pourquoi la Chine ? Parce que, rappelle Éric Laurent – et c’est là une remarque frappée au coin du bon sens, ce pays a été la première puissance mondiale pendant dix-huit des vingt derniers siècles. Pourquoi l’Inde ? Parce que lorsque les Français et les Anglais (qui l’ont oublié) se disputaient ce pays au XVIIIe siècle, son économie était plus puissante que la leur. Retour des choses.

Les responsables des délocalisations ne sont pas les Chinois, mais bien le monde des affaires occidental qui, souligne d’emblée l’auteur, « ne s’est jamais révélé aussi hostile aux intérêts des travailleurs »..../...

 

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Marianne 2 :

"Quelques beaux esprits se plaisent à nous expliquer régulièrement que les délocalisations sont au pire inéluctables, au mieux insignifiantes. Ce n'est pas l'avis d'Éric Laurent qui vient de publier : "Le scandale des délocalisations". Il a accepté de répondre aux questions de Slovar."

 

Les délocalisations sont un très grave problème. A tel point que le 17 février, la Cour des comptes dans son dernier rapport se montrait sévère sur le soutien public, accordé aux entreprises exportatrices. Allant comme l'écrit le Moniteur du Commerce International : "(...) jusqu’à appeler à "la définition d’une politique d’internationalisation des entreprises tenant compte de ses conséquences en termes d’emplois", une manière d’inciter les pouvoirs publics à ne pas favoriser des délocalisations via leurs soutiens (...)"

On pourrait également évoquer l'information de l'Auto Journal n°824 du 10 mars 2011 qui indiquait en page 32 que : " (...) PSA et Renault n'ont produit que 29,7% de leurs automobiles sur le sol français en 2010 (...) " A noter que si Peugeot affiche 37,2% et Citroën 36,8% de véhicules assemblés en France, Renault dont l'état est toujours actionnaire n'en a produit que ... 26,4% !

C'est dans ce contexte que, le livre d'Eric Laurent Le scandale des délocalisations, vient opposer la réalité du terrain, aux propos d'économistes libéraux nous expliquant que  « les délocalisations sont des atouts puisqu'elles permettent de créer de nouveaux emplois chez nous ». Il a accepté de répondre à nos questions. Attention c'est du lourd !

 

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Eric Laurent est l'invité de Paul Arcand sur 98.5FM à Montréal, à l'occasion de la sortie de son livre : "Le Scandale des Délocalisations"

 

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Eric Laurent, Ecrivain et Grand reporter (Le scandale des délocalisations - Editions Plon. A paraître le 24 février 2011), est l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 - 23 février 2011).

 

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