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  Mercredi 7 mars 2012 - Article de Régis Soubrouillard, Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales

 

 

Surnommé le roi des pauvres, lors de son accession au pouvoir, grâce à ses nouveaux conseillers Mohammed VI a mis au point une véritable machine à cash, faisant main basse sur tous les marchés du pays grâce à sa holding royale. Plus riche que l'émir du Qatar, le roi du maroc règne sur un pays qui pointe à la 126ème place mondiale du point de vue du développement humain, dont il a fait sa pompe à finances. Dans «le Roi prédateur», les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent démontent le mécanisme de ce business royal.

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(Mohammed VI - NIVIERE/SIPA)

 

Plus riche que l’émir du Qatar, les ressources naturelles que lui offre son sous-sol sont infiniment moindres que celles de l'émir, tout juste quelques « espoirs pétroliers » et des mines d’or. Sa fortune personnelle a pourtant doublé en 5 ans. Le budget de fonctionnement du « Palais » est deux fois supérieur à celui de l’Elysée alors que le PNB du pays est plus de 25 fois plus faible à celui de la France.

Il s'est relativement bien sorti, en comparaison de ses « confrères », des bouleversements politiques qui ont frappé le monde arabe. Mohamed VI, que l’on surnomme « M6 », ne connaît pas la crise financière. En revanche, il règne sur un pays classé 126ème (sur 177) du point de vue du développement humain. Plus de 5 millions d’habitants du royaume vivent avec moins de 1 euro par jour et son taux de pauvreté dépasse les 18% !

Les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent ont consacré leur dernière enquête à ce « Roi prédateur », tant il a fait de son royaume sa holding personnelle. Le livre fait l'impasse, on pourra le regretter, sur le bilan politique de Sa Majesté, pour faire le point sur son bilan financier. Globalement très positif ! En moins de dix ans de règne M6 s’est livré, selon les auteurs à  « une sorte de holp-up à l’encontre de l’économie de son pays ». Un véritable coup d’état économique, que son père Hassan II, connu pour son autoritarisme, qui était aussi un habile politique et un homme d’affaires averti  n’avait pas su ou pu réaliser.

Les auteurs décrivent un véritable « village Potemkine qui dissimulerait les prédations royales ». Car le bas-peuple doit tout ignorer du niveau de fortune du roi: le numéro de Forbes qui révélait son niveau de fortune (1,8 milliards d’euros) a été interdit sur le territoire marocain.

Le TGV marocain payé par les contribuables français !

Mis en cause lors des manifestations à travers ses collaborateurs les plus proches, M6 a senti le vent de l’opinion tourner. Et c’est pour mieux asseoir son règne qu’il a su concéder certaines réformes, très relatives. Le « makhzen » qui désigne l’appareil d’état a été réformé mais il est toujours en place et demeure une « une mine à ciel ouvert, un monde où le sens de l'intérêt général et l'intérêt national n'existe pas ».

Le souverain perçoit un salaire royal mensuel de 40.000 dollars, auquel s’ajoute 2,5 millions d’euros par an pour la famille proche, et 31 millions d’euros de subventions répartis selon son bon vouloir : « une somme dont l’usage échappe naturellement à tout contrôle, mais on sait qu’au temps d’Hassan II, elle servait de caisse noire pour s’assurer les faveurs de certaines personnalités politiques, marocaines ou étrangères et récompenser pour sa fidélité l’étrange tribu française des « amis du Maroc », composée de journalistes, d’académiciens d’avocats et d’anciens responsables des services de renseignements…». Ces hôtes le lui rendent bien. Hassan II qui voulait intervenir à la télé française se fera inviter –à sa demande- à l’émission « 7 sur 7 » sur un simple coup fil à Bouygues…

Passons sur ses innombrables voitures de luxe, ses jets, ses tableaux, son festival royal subventionné par le royaume, ses « frais » vestimentaires qui s’élèvent à 2 millions d’euros par an, les immenses palais rénovés ou édifiés par son père pour des centaines de millions de dollars où il ne passait parfois que quelques heures.

A l’absolutisme politique teinté de terreur d’Hassan II a ainsi succédé, avec Mohammed VI, un système de confiscation organisé et légalisé. Où plutôt même au dessus des lois. Tout ce qu’il dépense dispendieusement ou « donne » au peuple lors de ses déplacements sort des poches de l’Etat et tout ce que dépense Sa Majesté est payé par le peuple à travers l’impôt. L’Etat subventionne même les entreprises du roi. Chaque jour le peuple enrichit Sa Majesté. Un système gagnant-gagnant à sens unique.

Autre exemple avec le « TGV marocain», marché remporté par la France, en compensation du fiasco sur le Rafale,  considéré comme un caprice royal que l’Agence Française pour le Développement a financé à 50%. Ainsi, le TGV marocain aura coûté 1 milliard aux contribuables français !

 

Une puissance politique qui fait main basse sur le domaine économique

A mesure, que la génération Mohammed VI s’affirme au pouvoir, écartant, les conseillers d’Hassan II, naît la « Monarchie des copains et coquins» où la compétence ne se révèle pas toujours un critère déterminant pour accéder aux entrailles du royaume.

Quand la holding royale (ONA) bat de l’aile, plusieurs dirigeants se succèderont à sa tête. Les nouveaux conseillers du roi, le duo Mahidi-Bouhemou concocte la stratégie des « champions nationaux » : des entreprises en situation de monopole ou quasi-monopole dont le roi est actionnaire. L’épreuve de force  est engagée avec les anciens partenaires, Axa, Danone et Auchan etc. Chacun revendra ses parts royales ou quittera le Maroc, laissant le Roi régner sur les marchés de l’assurance, les télécoms, l’agro-alimentaire, l’immobilier, l’énergie et la distribution. Ce dernier représente aujourd’hui 25% du chiffre d’affaires de l’ONA. Le Maroc devient la machine à cash du roi : « Une pieuvre royale » envisagée « comme le moyen d’asseoir une puissance politique qui, absolutisme monarchique oblige, s’exprimait jusque dans le domaine économique » écrivent les auteurs. 

Ce n’est rien à côté du racket social auquel se livrera M6 avec la Caisse de dépôt et de gestion qui gère les retraites de millions de Marocains. Par quelques entourloupes financières détaillée dans le livre, le Roi a fait une OPA sur l’institution qui participe désormais au financement des projets royaux.

Prédations , pressions, intrigues, courtisaneries, excès, corruption délits d’initiés présumés, les exemples sont légion.
Le nouveau roi a mis au point un régime aux conditions très avantageuses pour la couronne : une forte  capacité à mâter le peuple pour éviter toute révolte et un royaume entièrement tourné vers le développement de la fortune royale. Une monarchie « néo-féodale » dont M6 profite chaque jour.
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 Jeudi 1er mars 2012

Maroc: "Pour Mohammed VI, seules comptent les affaires"

Interview d'Eric Laurent.

Propos recueillis par Dominique Lagarde.

 

S'il est vrai que le roi Mohammed VI est aujourd'hui le premier investisseur de son pays, et qu'il contrôle à travers ses sociétés holding plusieurs secteurs clé de l'économie marocaine, peut-on pour autant, comme vous le faites, parler de "hold up"?

Avant de vous répondre, je voudrais préciser qu'à l'origine notre propos n'était pas du tout d'écrire un livre sur la fortune du roi. Nous voulions faire une sorte d'état des lieux de la monarchie marocaine à l'heure des printemps arabes, essayer de comprendre comment elle s'adaptait, quelle était sa marge de manoeuvre, dans quelle mesure elle parvenait à conserver sa légitimité. C'est au fil de notre enquête, à travers les témoignages recueillis, que nous nous sommes rendus compte que le roi était à la tête d'une énorme fortune et surtout que celle-ci avait considérablement augmenté en l'espace de quelques années, alors même que les ressources et les revenus du pays sont assez faibles. Cela nous a surpris. En creusant, nous nous sommes aperçus que les pratiques impulsées par le roi et son entourage  relevaient véritablement d'une forme de détournement: sujets devenus les clients de sociétés royales en situation de quasi-monopole, captation, au profit de ces sociétés, d'une partie importante des subventions de l'Etat et des fonds de la coopération, française ou européenne. On est vraiment dans la prédation. 

 

Les défenseurs de ces sociétés royales disent qu'elles jouent le rôle de locomotive en investissant là où d'autres n'iraient pas...

Non. L'argument de la locomotive était déjà utilisé du temps d'Hassan II, mais il ne tient pas davantage aujourd'hui qu'à l'époque. Le but de ces sociétés a toujours été d'augmenter la fortune royale. 

Ce goût des affaires que vous décrivez chez Mohammed VI existait donc aussi chez Hassan II que vous avez bien connu?

Hassan II avait le goût de l'argent et du luxe. Mais pas exclusivement. Sa priorité était de construire une monarchie stable et durable et d'asseoir sa légitimité, ce qui à l'époque n'allait pas de soi. Mohammed VI, lui, n'a aucun intérêt pour la chose publique et pas la moindre fibre politique.

Seules comptent les affaires. 

 

Est-on aujourd'hui au Maroc dans une situation où les investisseurs se détournent à cause de la place prise par les holdings royaux?

Un investisseur étranger ne peut pas faire d'affaires au Maroc s'il n'est pas en relation avec Mansour Majidi, l'homme chargé de gérer la fortune du roi, Fouad Al Himma, son conseiller politique, ou le souverain lui-même. Ce sont les trois hommes incontournables sans lesquels rien n'est possible. A l'étranger, c'est quelque chose dont on est très conscient, comme l'ont d'ailleurs révélé les télégrammes américains publiés dans le cadre de WikiLeaks. Du côté des entrepreneurs marocains on note une certaine frilosité, un découragement certainement lié au nombre de plus en plus grand de secteurs confisqués. 

 

Au printemps dernier les manifestants du mouvement du 20 février réclamaient, entre autres, le départ de Mounir Majidi. Qui est-il vraiment?

C'est l'homme des affaires. Il a voué sa vie au monarque. Son appétit est inextinguible. Le roi dit de lui qu'il "sait faire de l'argent". Mais cela n'est pas très difficile quand on a le sésame de la puissance royale et tous les passe-droits! Le Maroc d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec une économie réelle, ouverte, compétitive. 

 

L'affairisme et cette prédation que vous décrivez sont-ils aujourd'hui le vrai talon d'Achille de la monarchie?

Sans aucun doute. Dans le contexte social qui est celui du Maroc, cet enrichissement sans limite du souverain ne peut pas ne pas être ressenti comme une provocation et alimenter les extrémismes. C'est allé trop loin. Cela pose aussi une autre question: comment fait-on pour gouverner avec un groupe de conseillers qui ne sont qu'une bande de copains? Depuis vingt-cinq ans le roi se retranche derrière le même groupe, qui lui sert en permanence de filtre. Ce groupe le protège sans doute, lui qui n'aime pas être exposé au regard des autres. Mais il le maintient aussi dans une certaine immaturité, ce qui est très dommageable. 

 

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Article paru le 29 février 2012

 

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On cherchera en vain quelques lignes sur la vision politique de Mohammed VI, ce que pense le palais du "printemps arabe" ou le bilan que le roi tire des réformes qu'il a lui-même initiées, telle la nouvelle Constitution approuvée par référendum, pour parer à toute contestation. Rien de ce côté-là. sur le commerce, le business, en revanche, enveux-tu en voilà.

 

Page après page, les auteurs décrivent un souverain allié de la France devenu "le premier banquier, le premier assureur, le premier agriculteur" de son pays, et un homme d'affaires de premier plan dans "l'agroalimentaire, l'immobilier, la grande distribution, l'énergie, les télécoms"... Un roi "Midas", écrivent-ils, classé au 7e rang en 2009 des monarques les plus riches par le magazine américain Forbes, et dont la fortune aurait doublé en cinq ans. Celui qui s'était vu attribuer l'étiquette de "roi des pauvres" lorsqu'il succéda à son père, Hassan II, en 1999, n'a plus rien à voir avec le roi des affaires dont il est question ici.

 

Prédation économique

A travers les holdings royales, les prises de participation dans des domaines aussi variés que le sucre, le foncier, les terres agricoles, le BTP, l'électricité ou même la culture, c'est une véritable mise en coupe réglée de l'économie marocaine que dénoncent les deux journalistes. Tout ou presque, affirment-ils, remonte aux caisses royales. Au point que le Maroc constitue à leurs yeux "un cas unique".

"La plupart des dirigeants pillent leur pays en confisquant à leur peuple les richesses. Au Maroc, c'est le peuple qui, chaque jour que Dieu fait, enrichit le roi en achetant les produits de ses entreprises", assurent Catherine Graciet (coauteur de La Régente de carthage - La Découverte, 2009 -, qui dénonça l'emprise mafieuse de Leila Trabelsi, l'épouse de l'ex-président Ben Ali en Tunisie) et Eric Laurent (auteur de nombreux ouvrages, dont La Mémoire d'un roi - Plon, 1993 -, tiré de ses entretiens avec Hassan II). Dernier "Eldorado" en date : le développement des énergies renouvelables, avec la création de la dernière-née des entreprises royales, Nareva, déjà dotée d'importants contrats dans le domaine éolien. Mais muette quant à ses objectifs.

Deux hommes, proches de Mohammed VI, sont particulièrement visés par ce brûlot : Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi et grand argentier du palais, etFouad Ali El Himma, ministre délégué à l'intérieur de 1999 à 2007. Les deux hommes, rivaux, sont toujours décrits à la manoeuvre pour imposer, souvent de façon brutale, les vues du palais dans le domaine des affaires comme dans celui de la sécurité. Lors des manifestations du Mouvement du 20 février, qui réclame à intervalles réguliers dans les rues de villes marocaines plus de justice sociale et la fin de la corruption, leurs noms seront systématiquement dénoncés.

A travers ces deux personnages, qui ont connu le roi dans sa jeunesse, l'un par le truchement d'un cousin, l'autre en partageant la même formation au Collège royal, les intrigues de cour, les nominations et les disgrâces peuplent l'univers royal et le docile Makhzen, selon cette expression typique qui désigne les institutions marocaines. Malheur à ceux qui tentent de s'opposer ! Ceux-là se voient écartés sans ménagement, étranglés financièrement et parfois condamnés à de lourdes peines de prison comme en témoigne Khalid Oudghiri, ancien patron de la puissante banque Attijariwafa Bank, déchu, humilié et pour finir condamné par contumace - il vit en France - à vingt ans de prison. L'homme livre ici les pressions, témoignages à charge et accusations extorquées dont il fut l'objet. Tous ses biens, au Maroc, seront saisis.

Certes, le réquisitoire de ce livre est brut, les témoignages souvent anonymes, et les faits parfois approximatifs faute d'accès direct aux sources. Mais l'ampleur de la prédation économique ainsi décrite, dans un pays où 15 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour, ne peut que choquer.

 

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Emission du 23 février 2012

 

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Luanda, qui est de plus en plus courtisée par les pays occidentaux pour ses exportations pétrolières, s'affirme de plus en plus comme une puissance régionale désireuse de concurrencer directement, sur de nombreux dossiers diplomatiques, l'influence des deux géants africains : l'Afrique du Sud et la Nigéria.

 

Invité : Antoine Glaser, journaliste et écrivain, spécialiste de l’Afrique.

 

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Emission du 21 février 2012

 

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Le jugement de l'ancienne présidente de la république traduit beaucoup moins un désir de moralisation de la vie publique qu'un nouvel épisode des règlements de compte permanents entre les familles qui règnent sur l'archipel depuis des décennies.  

 

 

De graves litiges fonciers opposent ainsi actuellement l'ex-présidente à son successeur, qui est lui-même le fils de l'ancienne présidente Cory Aquino, élue en 1983 après l'assassinat de son mari...

 

Invité : David Camroux, maître de conférences des universités rattaché au CERI-Sciences Po.

 

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Emission du 16 février 2012

 

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La montée des tensions entre Téhéran, Washington et Tel Aviv pourrait laisser penser que l'affrontement est imminent.  

Pourtant, les Etats-Unis s'efforcent de trouver un terrain de négociation, tout autant d'ailleurs que le Guide de la révolution qui souhaite aboutir à une "paix froide" qui rappellerait celle qui a existé pendant des décennies entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique.  

Mais l'inconnue israélienne pèse sur ces manœuvres diplomatiques : l'état hébreu veut-il réellement conjurer le danger nucléaire iranien ou souhaite-t-il, avant tout, détourner l'attention du problème palestinien et de la poursuite des colonisations ?

 

Invité : Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS dans l'équipe de recherche "Monde iranien".

 

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Emission du 5 janvier 2012

 

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Les tensions politiques s'exacerbent en Afrique du Sud au sein de l'ANC, le parti qui domine la vie politique depuis la fin de l'apartheid.

Le responsable des jeunes du parti a opté pour une voie populiste et critique très violemment la politique économique de l'actuel président, Jacob Zuma. Il agit sur un terreau favorable, puisque le chômage dans la population noire ne cesse de croître et que la nouvelle répartition des terres, promise depuis des années, est un projet qui reste encore au point mort.

Certains éléments radicaux à la tête de l'ANC prônent d'ailleurs une voie zimbabwéenne qui passe par une nationalisation radicale de toutes les terres appartenant aux fermiers blancs.

 

Invité : Philippe Gervais-Lambony est maître de conférences au département de géographie de l'université de Paris X-Nanterre.

 

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Emission du 27 décembre 2011

 

Quelques remarques, d’abord, sur le scrutin, avant d’évaluer les dissensions entre républicains.
La présidentielle américaine présente des caractéristiques indiscutables.
D’abord, les deux grands partis politiques sont des « machines électorales » dont les programmes ne sont guère structurés voire apparents, ajouté au fait que les notions de droite et de gauche ne sont guère pertinentes quand on les compare.
Les candidats le sont d’abord à la candidature, au travers d’un long parcours du combattant (caucus ou primaires), dont l’apogée est le fameux « super mardi » (engageant onze états), qui aura lieu le 6 mars prochain.

 

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Ensuite, les impétrants illustrent souvent des inexpériences remarquables, a fortiori à l’international (Ronald Reagan, Bush fils, même Clinton à ses débuts…).

Enfin, les législatives se tiennent le même jour (élection ou réélection des représentants, tiers des sénateurs).

Jusqu’à une époque récente, l’abstention à la présidentielle était importante.

 

Invité : Eduardo Cué est un journaliste et expert américain vivant à Paris.

 

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